Habitat

Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /2009 00:00



Qu'ils soient ocres, clairs, blancs, rosés ou gris, les toits de Provence étalent un apaisant camaïeu de tuiles patinées par le temps. Dans toute la région, chaque veine d'argile a donné naissance à un four comme à Aubagne (13), Biot (06) ou encore Salernes (83). Ces tuiles couvrent ainsi les maisons proches de leur lieu d'extraction et leur couleur se fond au paysage environnant.


Venues du Proche-Orient par la route de le soie et apportée par les Grecs et les Romains, les tuiles "canal" dites aussi "romaines" tiennent leur forme de la cuisse du potier : moulées sur elle, elles sont incurvées, étroites vers le genou et plus larges vers l'aine. Cette forme leur permet d'être utilisées d'un côté ou de l'autre. L'imbrication des tuiles de couverture dos au ciel, par-dessus les tuiles d'écoulement, dos au toit, et leur orientation le côté large vers le bas, garantissent une isolation et une étanchéité efficaces contre tous les temps au fil des saisons. Du mortier ou quelques pierres les fixent pour résiter au mistral ravageur.

Source : L'âme des maison provençales - Editions Ouest-France.


La tuile canal ou tuile romaine

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Habitat - Communauté : Vieilles Pierres
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /2009 00:00



Porte à Riez - Alpes-de-Haute-Provence (Photo Nadine)

Dans certains murs, il était parfois difficile d'ouvrir une fenêtre par manque de place ou par crainte du froid ou du vent qui pourrait s'y engouffrer. C'est pourquoi on a fréquemment conçu de petites ouvertures qui servent plus à ventiler qu'à éclairer une pièce. Elles ne possèdent pas de volets mais sont protégées par des grilles scellées dans le mur. La façade exposée au nord, conçue comme une muraille pour résister aux éléments, en est transpercée çà et là. Quelques fenestrons y sont judicieusement placés pour aérer la maison.


Porte murée Renaissance avec oculus - Trigance - Haut-Var (Photo Nadine)


Porte avec ouverture fermée par une grille - Riez -Alpes-de-Haute-Provence
(Photo Nadine)

Sous les toits, les combles sont pourvus d'oeils-de-boeuf ou oculi (du latin oculus, oeil). Dans les bastides, ils s'alignent au-dessus des fenêtres situées aux étages, participant de cette façon à l'agencement général de la bâtisse. Leurs formes variées, rondes, ovales, carrées, rectangulaires, en losange ou encore hexagonales, témoignent du goût et du savoir-faire des constructeurs provençaux. Au détour d'un champ, un cabanon (lire mon article sur les cabanons ICI) un grenier à foin se parent d'un charme particulier grâce à un simple oculus ouvert sur un pignon. Les entrées, souvent sombres, peuvent être éclairées et ventilées par une ouverture au-dessus de la porte. Dans les maisons anciennes, cette imposte était pratiquée juste au-dessus du linteau. Simplement munie d'une grille, elle refroidissait la maison. Puis les maçons ont inclus l'imposte sous le linteau et l'ont fermées par des vitres mobiles ou pas. Plus ou moins discrète, elle s'orne de décors assortis à ceux de la porte et arbore parfois les armes de la famille qui posséde la demeure dans certains cas, depuis des générations.

Source : D'après "L'âme des maisons provençales" - Editions Ouest-France.


Porte avec imposte vitrée - Trans en Provence (Photo Nadine)

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Habitat - Communauté : portes du monde
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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /2009 00:00




Au XIIe siècle, quand la Provence appartenait aux comtes de Barcelone, elle s'est enrichie du savoir-faire des ferronniers catalans. Le travail du fer a d'abord bénéficié aux armes puis ensuite à la serrurerie grâce à la maîtrise de la technique du ciselage.
Marteler le fer à chaud était un travail noble. Le ferronnier, fournisseur des combattants pouvait porter l'épée au côté. Dans les villages, l'artisan forgeron (lou fabré en provençal) intervenait ponctuellement dans la construction des maisons. Il travaillait pour le charpentier et fabriquait les clous pour les portes, des pentures et des espagnolettes pour les volets.
Avec la maçon, il concevait des gonds et des barreaux de protection qui étaient scellés dans les murs.
C'est en fait au XVIIIe siècle que la ferronnerie d'art s'est véritablement épanouie grâce à la maîtrise de la soudure. Les belles demeures, hôtels particuliers et bastides, ont alors habillé leurs escaliers de rampes aériennes, leurs balcons de garde-corps aux dessins délicats et leurs portails de grilles élégantes.
Le fer forgé est aussi entré dans les intérieurs. On peut admirer une console d'entrée au motif typiquement provençal au musée Grobet-Labadié à Marseille : ce motif dit "à la marguerite" montre en effet un treillage avec des fleurs dorées aux points de soudure. On le retrouve sur des meubles, des portes d'entrée...
Le marteau de la forge continue de résonner en Provence. Les provençaux, en effet, aiment meubler leurs maisons de tables, de chaises, de lustres, de pieds de lampes et autres objets en fer forgé, qui allient tradition et goût contemporain.

Source : L'âme des maisons provençales - Editions Ouest-France

 

Par Nadine - Publié dans : Habitat - Communauté : portes du monde
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /2009 00:00



Il fut un temps où la blancheur du linge avait plus d'importance que l'hygiène corporelle. Si l'on cachait sa crasse, l'on se devait d'exhiber des chemises immaculées. Autour des lavoirs publics, les blanchisseuses encore appelées bugadières (du provençal bugadiero) avaient la meilleure arme : le savon de Marseille (lire mon article sur le savon de Marseille ICI). S'il n'a pas été inventé dans cette ville, ce savon y a cependant acquis sa réputation dès le XVIIe siècle, en particulier grâce à l'huile d'olive qui participe à sa composition.


Pauline Bonaparte par François-Joseph Kinson (1808)

Au milieu du XVIIIe siècle, le bain entrait dans les moeurs grâce à l'élite aristocratique qui copiait Versailles, renouant ainsi avec les habitudes romaines des thermes publics en vigueur jusqu'au Moyen Age. On venait même de loin prendre les eaux à Gréoux (aujourd'hui Gréoux-les-Bains dans les Alpes de Haute-Provence) comme Pauline Borghèse, la plus belle des soeurs de Napoléon Bonaparte et sa préférée, qui exigea l'installation d'une baignoire en marbre au château de la Mignarde, bastide axoise où elle logeait (lire le complèment à propos de la Mignarde en bas de l'article).


La baignoire de Pauline Borghèse à la Mignarde

Les pièces particulières dévolues aux douches, cabinets de toilette et baignoires commencèrent à se généraliser au début du XXe siècle et, avec elles, de nouveaux meubles et de nouveaux accessoires.
Parallèlement, les machines à laver se sont développées, reléguant lavoirs et bugadières à la mémoire collective alors qu'on use et abuse de la poudre à laver qu'un savonnier marseillais adapta à cet usage. Nos voisins grassois, longtemps spécialisés dans les extraits de parfum, prirent le tournant de cette nouvelle mode en lançant de nouvelles gammes de cosmétiques aux arômes de Provence (lire mon article sur "L'histoire du parfum" et Grasse ICI).

Source : D'après le livre L'âme des maisons provençales - Editions Ouest-France.

Complèment sur la bastide de la Mignarde

 Sur la route des Pinchinats (quartier situé au nord-est de la ville d'Aix-en-Provence) se trouve le château de la Mignarde, construit vers 1670. Il fut acquis par Gabriel Mignard, confiseur du maréchal de Villars, en 1766. Après sa mort, sa veuve sollicita du fontainier Féraud de trouver une source, ce qu'il fit à l'est du domaine. Son fils, Sauveur Mignard, fut ainsi en mesure d'aménager un jardin à la française et de faire de la propriété une "villa à l'italienne".


Ce château est surtout réputé pour avoir abrité la liaison entre

Le château de la Mignarde fut acquis en 1858 par Émile Rigaud maire d'Aix-en-Provence (18491863).

Pinchinats : l'étymologie du nom de ce quartier vient du provençal penchinat, désignant les ateliers de peignage qui y étaient établis au Moyen Âge. Ces ateliers nécessitaient une eau abondante et pure. La vallée des Pinchinats est considérée comme le "château d'eau de la ville d'Aix".
A noter que Pinchinat est aussi un nom de famille très ancien.

Source : Wikipédia - l'encyclopédie libre


Pauline Borghèse, la soeur de Napoléon, et Auguste de Forbin, jeune aristocrate aixois. La tradition veut que, au château de la Mignarde, Pauline Borghèse ordonnait de faire battre les mares pour effrayer les grenouilles dont les coassements gênaient son repos. En outre, elle prenait des bains de lait d'ânesse (dans la fameuse baignoire). Lors d'un nouveau séjour à Aix, en 1813, elle rompit sa relation avec Auguste de Forbin. Celui-ci devint directeur des Musées royaux, fonction qu'il exerça jusqu'à sa mort, en 1841.
Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Habitat - Communauté : FONTAINES ET LAVOIRS
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /2008 18:12

 

 


Carte postale Provence - Collection personnelle de Nadine 

 

Le bleu charrette n'est pas vraiment originaire de Provence, mais il y est tellement présent qu'on pourrait le croire. Venant d'une région comprise entre les villes de Toulouse, d'Albi et de Carcassonne, un "triangle d'or" en quelque sorte, il est tiré d'une plante crucifère appelée Isatis tinctoria ou pastel. On le prépare en trois étapes. D'abord, on fait macérer le feuillage, puis ensuite on laisse la décoction s'oxyder, et enfin on recueille le précipité.

Les paysans d'autrefois, à défaut de fabriquer eux-mêmes leur couleur, récupéraient les fonds de cuve des teinturiers et en badigeonnaient les charrettes, les volets, les fenêtres et les portes des bastides. Encore plus que l'effet décoratif, c'est la vertu répulsive de la peinture qui était recherchée car elle éloigne en effet les insectes et les moustiques.

 

Source : Un an en Provence - Almanach 2009 - Edisud

 

Voir mon album-photos Provence bleue  

N'oubliez pas les commentaires sous les articles

cela me fait plaisir et me remonte le moral.

Merci à vous !

    

 

 

 

Par Nadine - Publié dans : Habitat - Communauté : Provence Passion
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Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /2008 00:00

 


La Provence Verte est composée de 37 villages du Centre Var.
Ce sont : Barjols, Bras, Brignoles, Brue-Auriac, Camps la Source, Carcès, Châteauvert, Correns, Cotignac, Entrecasteaux, Esparron de Pallières, Forcalqueiret, Garéoult, La Celle, La Roquebrussane, Le Val, Mazaugues, Méounes les Montrieux, Monfort sur Argens, Nans les Pins, Néoules, Ollières, Le Plan d'Aups, Pontevès, Pourcieux, Pourrières, Rocbaron, Rougiers, Saint Antonin du Var, Saint Martin de Pallières, Saint Maximim, Sainte Anastasie sur Issole, Seillons Source d'Argens, Tavernes, Tourves, Varages et Vins sur Caramy.
Il y a quelques jours, nous sommes allés nous promener en famille à Carcès. J'ai été littéralement emballée par les belles façades recouvertes de tuiles vernissées de certaines maisons devant lesquelles nous sommes passés. C'est je pense quelque chose de particulier à ce coin du Var, car vers Draguignan, on n'en voit pas.

Façade vernissée (Photo Nadine)

Voilà ce que j'ai pu apprendre sur ces tuiles :

Certaines façades de maisons ou de grands bâtiments, dans le centre des vieilles villes ou dans la campagne ont la particularité d’être entièrement couvertes de véritables écailles. Appelées ainsi pour l’aspect qu’elles ont, collées les unes aux autres, ces tuiles écailles plates colorent encore quelques pans de murs. Brutes ou souvent vernissées, elles sont apposées sur les façades situées du côté exposé à l'est pour protéger des infiltrations mais aussi du froid et du mistral qui est glacial et qui vous transperce.
La fonction esthétique n’est cependant pas à rejeter puisque l’on voit fréquemment une multiplication des couleurs de ces tuiles, alors utilisées pour faire des formes géométriques décoratives. Elles rejoindraient de ce  fait la tradition des tuiles vernissées de Bourgogne. Pour ce qui est de La Provence Verte, peu d’informations existent sur l’époque d’origine de ces tuiles et sur leur lieu de fabrication. Difficile donc de dire si elles étaient fabriquées à Salernes, grand centre de céramique, réputé surtout pour ses tomettes, ou dans des tuileries plus locales. Elles datent vraisemblablement du XVIIIe siècle. Elles sont entretenues par les propriétaires des maisons sur lesquelles on peut les voir.
Elle constituent un véritable patrimoine du Var comme beaucoup d'autres choses dont je vous parle tout au long de ce blog.

 Autre façade, autres couleurs (Photo Nadine)

 Détail de ces tuiles en écailles (Photo Nadine)

Par Nadine - Publié dans : Habitat - Communauté : Provence Passion
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /2008 00:00


Porte à Trans en Provence (Photo Nadine)

Gardiennes de l'intimité et exposées aux regards, les portes d'entrée sont très soignées par les propriétaires. Elles peuvent être de forme droite ou cintrée, avec ou sans imposte, à simple ou double battant. Les hôtels particuliers et les maisons des notables en ont fait des objets de fierté. Avant le XVIIe siècle, c'est surtout l'encadrement qui est travaillé : des sculptures de pierre, mascarons et guirlandes, ornent les linteaux ; parfois des atlantes ou des cariatides montent la garde de chaque côté.
Le XVIIIe siècle voit l'essor de l'art des portes proprement dites grâce aux charpentiers de marine formés dans les chantiers navals de Toulon. Auparavant cloutées, parfois moulurées, les portes sont alors sculptées de colonnes, d'instruments de musique, d'angelots ou "putti", de têtes de faune, de guirlandes de fleurs et de fruits.


Portes cloutées à Trigance dans le Haut-Var (Photo Nadine)

Pour permettre aux visiteurs de s'annoncer, elles s'ornent aussi de heurtoirs en fer, bronze ou cuivre. (Nota de Nadine: oui, quand ces heurtoirs existent encore et n'ont pas été volés. A Trans, j'ai remarqué que plusieurs ont disparus). A l'origine simples maillets suspendus aux huis, ces objets ont pris au cours des siècles les formes les plus fantaisistes. Des pommes de pin, des fleurs de lys, des coeurs entrelacés, des anneaux insérés dans des gueules de lion résonnent sur des contre-heurtoirs assortis.
Au XIXe siècle, leurs formes de poings ou de larmes inspirent le surnom de "pleureuses d'amour". L'apparition des sonnettes électriques a bien changé le son des visites et les heurtoirs ne sont plus forgés que pour la décoration...

Source : L'âme des maisons provençales - Elisabeth Bousquet-Duquesne -
Editions Ouest-France - 2004.

 

 
Portes à Trans en Provence - Diaporama et photos de Nadine


Par Nadine - Publié dans : Habitat - Communauté : portes du monde
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Lundi 7 avril 2008 1 07 /04 /2008 00:00


 

Vue d'une rue d'un village du Haut-Var

Etes-vous déjà entré dans une maison de nos villages ?
Une de ces maisons tout en hauteur.
Osez-le,
un peu avant l'heure de midi, ou vers le souper quand le soleil décline
à l'horizon.
(Nota : En Provence, on déjeune le matin, on dîne à midi et on soupe le soir).

Laissez la remise et sa cuve à vin, à moitié creusée dans la roche et habillée de carreaux rouges émaillés.
Ne vous attardez pas dans le cellier où se rangent pêle-mêle, les dame-jeannes, les jarres et les provisions qui ne craignent pas les animaux.
Montez à l'étage. La cuisine vous accueille, il y fait bon, n'est-ce pas ?

  



La cuisine, le lieu du feu, clarté et chaleur de nos anciennes demeures, l'endroit où l'on se tient...
Un lieu merveilleux où se mêlent le parfum des mets et des aliments à la saveur des fumées de nos bois touffus.

Là, c'est le potager*, paré lui aussi de carreaux émaillés les plats y mijotent ou s'y tiennent au chaud.

 


Là, c'est la pielo (pile) , beau bloc de pierre d'un seul jet, taillé en forme de cuvette ; il reçoit le doux murmure de l'eau qui chante dans la maison.
Ce placard qui grince en l'ouvrant c'est le garde-manger avec ses odeurs de fromages, de salaisons, de gibier qui faisande et marine, de figues et de raisins secs ; ses bocaux de coulis et ses pots d'olives, ses confitures, ses miels et ses nougats...



Sur le buffet, un plat en faïence de Varages voisine avec le mortier indispensable à
la préparation de l'aioli.

 





A l'intérieur de ce buffet, se cache la vaisselle, celle d'ici depuis des siècles ; la daubière, la gargoulette pour boire à la régalade, le tian et la toupino* qui servait aussi de cachette à ses économies et que l'on enterrait au fond du jardin ou ailleurs.... Parfois, des maçons font de drôles de découvertes... (Nadine).
Et, sur la cheminée, à côté des tresses d'ail, sèchent les herbes des collines : le thym fleuri, le pebre d'ail*, les branches de laurier et les tiges de fenouil...
Pour découvrir ce pays, il faut venir y flâner, vous laisser bercer par les sonnailles des troupeaux qui pâturent, déguster nos mets, et enfin devenir un peu nous-mêmes.
 
* Potager : Foyer élevé pour mitonner les potages.
* Toupino : Pot de terre.
* Pebre d'ai : Sarriette des montagnes (poivre d'âne) Voir à ce sujet le blog de Jupiter qui a fait un bel article sur nos herbes de Provence (clic).
 
Sources : D'après Promenade gourmande en terre varoise - Terre varoise réalité et promotion (livre qui m'été offert).

 
Un tian posé sur une cadiero (chaise)





Par Nadine - Publié dans : Habitat - Communauté : Traditions et maintenance
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