Auteurs provençaux

Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 19:32


Voici un extrait de Mireio, de Frédéric Mistral, oeuvre majeure publiée en 1859.
Il en a écrit les paroles et raconte avoir entendu l'air chanté en 1859
par Jean Roussière, l'un des laboureurs de son père, au Mas du Juge, à Maillane.



Trompe l'oeil sur la façade d'une maison à Cotignac.
Est-ce Magali à sa fenêtre ?
(Photo Nadine)

O, Magali, ma tant amado,
Mete la tèsto au fenestroun !
Escouto un pau aquesto aubado
De tambourin e de vióuloun.

Es plen d'estello aperamount !
L'auro es toumbado ;
Mai lis estello paliran,
Quand te veiran !

Pas mai que dóu murmur di broundo
De toun aubado iéu fai cas !
Mai ièu m'envau dins la mar bloundo
Me faire anguielo de roucas.
 O, Magali ! se tu te fas
Lou pèis de l'oundo,
Ièu lou pescaire me farai,
Te pescarai !

Oh ! mai, se tu te fas pescaire,
Ti vertoulet quant jitaras,
Ièu me farai l'aucèu voulaire,
M'envoularai dins li campas.

O, Magali ! se tu te fas
L'aucèu de l'aire,
Ièu lou cassaire me farai,
Te cassarai…

I perdigau, i bouscarido,
Se vènes, tu, cala ti las,
Ièu me farai l'erbo flourido
E m'escoundrai dins li pradas.
O, Magali ! se tu te fas
La margarido,
Ièu l'aigo lindo me farai,
T'arrousarai.


Se tu te fas l'aigueto lindo,
Ièu me farai lou nivoulas,
E lèu m'enanarai ansindo
A l'Americo, perabas !

O, Magali ! se tu t'en vas
Alin is Indo,
L'auro de mar iéu me farai,
Te pourtarai !

Se tu te fas la marinado,
Iéu fugirai d'un autre las :
Iéu me farai l'escandihado
Dóu grand soulèu que found lou glas !

O, Magali ! se tu te fas
La souleiado,
Lou verd limbert iéu me farai
E te béurai !

 Se tu te rendes l'alabreno
Que se rescound dins lou bartas,
Iéu me rendrai la luno pleno
Que dins la niue fai lume i masc !

O, Magali ! se tu te fas
Luno sereno,
Ièu belo nèblo me farai,
T'acatarai !

Mai se la nèblo m'enmantello,
Tu, per acò, noun me tendras;
Ièu, bello roso vierginello
M'espandirai dins l'espinas !

O, Magali ! se tu te fas
La roso bello,
Lou parpaioun iéu me farai,
Te besarai !

Vai, calignaire, courre, courre !
Jamai, jamai m'agantaras.
Iéu de la rusco d'un grand roure
Me vestirai dins lou boucas.

O, Magali ! se tu te fas
L'aubre di mourre,
Ièu, lou clot d'èurre me farai,
T'embrassarai !

Se me vos prene à la brasseto,
Rèn qu'un vièi chaine arraparas ...
Iéu me farai blanco moungeto
Dòu mounastié dóu grand Sant Blas !

O, Magali ! se tu te fas
Mounjo blanqueto,
Ièu, capelan, counfessarai,
E t'ausirai !

Se dòu couvènt passes li porto,
Tóuti li mounjo trouvaras
Qu'à moun entour saran pèr orto,
Car en susàri me veiras !

O, Magali ! se tu te fas
La pauro morto,
Adounc la terro me farai,
Aqui t'aurai !

Aro coumence enfin de creire
Que noun me parles en risènt.
Vaqui moun aneloun de vèire
Per souvenènço, o bèu jouvènt !

O, Magali ! me fas de bèn !...
Mai, tre te vèire,
Ve lis estello, Magali,
Coume an pali !

Je ne vous mets pas la traduction mais si vous voulez en savoir plus sur Magali, 
je vous conseille d'aller voir le blog de Garibondy qui la raconte (CLIC).

Pour ceux qui aiment la langue provençale et qui la comprennent, je vous dirige vers le blog de Joëlle de La malle aux trésors. Elle a mis un article sur les traditions de Noël en provençal : 
http://labastido.canalblog.com et pendant que vous y êtes, profitez-en pour visiter son blog et laisser des commentaires. 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Auteurs provençaux - Communauté : Traditions et maintenance
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /2009 00:00



CESAR - PAGNOL / RAIMU
envoyé par marcelpagnol. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.


La Trilogie marseillaise est l'appellation générique donnée à un ensemble de trois pièces de théâtre de Marcel Pagnol, Marius, Fanny et César, ainsi qu'aux adaptations cinématographiques dont il est également l'auteur. Alors que Marius et Fanny ont été conçus pour le théâtre, César, dernier volet de la trilogie, a été directement écrit pour le cinéma, avant d'être adapté dix ans plus tard pour le théâtre.




  • Marius : Sur le Vieux-Port de Marseille, Marius OLIVIER travaille au Bar de la Marine que tient son père César OLIVIER. Mais il ne pense qu'à son départ pour voyager, courir le monde. Partagé entre l'appel de la mer et son amour pour Fanny CABANIS, la petite marchande de coquillages, Marius renonce à son projet et finit par s'unir à Fanny qui s'offre à lui un soir. Mais, alors que César et Honorine, la mère de Fanny, sont prêts à les marier, Marius est repris par sa folie de la mer. Poussé par Fanny qui se sacrifie, impuissante devant cet amour partagé, Marius monte à bord du bateau "la Malaisie" et part, abandonnant Fanny bouleversée, qui retient ses larmes et cache à César le départ de son fils.

  • Fanny : Sans nouvelles de Marius, parti depuis deux mois, Fanny découvre qu'elle est enceinte de Marius. Pour sauver l'honneur, sa mère, Honorine, la force à épouser Honoré PANISSE, le maître-voilier du Vieux-Port, veuf, riche et sans enfant, qui est ravi d'accepter la jeune fille et le bébé. Celui-ci est à peine né que Marius réapparaît, guéri de sa folie de naviguer et prétend reprendre Fanny et son fils, Césariot. Mais tous s'y opposent et Marius doit s'incliner devant l'évidence de sa défection et le bonheur qui entoure cet enfant, qui n'est plus le sien.

  • César : Vingt ans plus tard, Césariot, apprend après la mort d'Honoré PANISSE que son père biologique est le fils de son parrain César, Marius, qu'on lui décrit plus ou moins comme un voyou, quelqu'un de peu fréquantable. Pour en avoir le cœur net, il décide de le rencontrer incognito. Au cours d'une partie de pêche en tête-à-tête dans les calanques de Toulon, il découvre l'homme sensible, doux et rêveur qu'est son père, mais les fabulations de Fernand, l'associé de Marius,  sèment à nouveau le doute dans son cœur. Marius décide de remettre les pieds au Bar de la Marine pour vider l'abcès. À la suite d'une poignante explication, Césariot comprend que ses parents lui ont sacrifié leur jeunesse et leur amour. Il consent à ce que Marius et Fanny, veuve et libre, se retrouvent et consomment enfin leur amour, resté intact après vingt ans.

    Source : Wikipédia - l'encyclopédie libre.



Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Auteurs provençaux - Communauté : Region Sud
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Recommander
Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /2008 00:00

Bonjour-femme


Marcel Pagnol est un de mes auteurs provençaux préférés.
J'ai trouvé cette vidéo d'une chanson de Mireille Mathieu.
Je ne l'avais jamais entendue.
Je vous laisse apprécier les images et les paroles.




J’ai mis ma montre à l’heure
Il est tard dans la nuit
Et pourtant dans mon cœur
Il est toujours midi
Le midi d’où je viens, où j’ai pris mon envol
Ils parlent avec les mains tes mots, Monsieur Pagnol

Et quand je perds le Nord, je sais que ma boussole
Indique le vieux port, le tien, Monsieur Pagnol

Un garçon est parti
Pour tous ceux qui s’en vont
Je m’appelle Fanny
Marius est leurs prénoms
Et ce regard ému quand l’amour me les vole
C’est celui de Raimu, le tien, Monsieur Pagnol

Et quand elle ne vient pas, la lettre qui console
Tu dis qu’il l’écrira, demain, Monsieur Pagnol

C’est toujours la même histoire
Et le même refrain
Le sourire de César
Est si lourd de chagrin

Et le chagrin s’écarte
Poursuit la comédie
Une partie de cartes
Et tout le monde en rit
La vie, c’est l’arc-en-ciel, c’est l’auberge espagnole
Où je prends tout pêle-mêle, comme toi, Monsieur Pagnol

César boit son pastis
Marius est sur la mer
Panisse, le bon Panisse
Me demande à ma mère
Et la vie continue, ardente, triste et folle
Avec tes mots pointus et doux, Monsieur Pagnol

Un seul de tes sourires et le malheur s’envole
Ce soir, je veux te dire, merci, Monsieur Pagnol


Auteurs : Claude Lemesle-Jean-Louis Morel/Bruno Victoire




Par Nadine - Publié dans : Auteurs provençaux - Communauté : LES AMIS DE GUYL
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /2008 00:00



La maison assassinée est un roman de l'écrivain provençal Pierre Magnan.
Il a été porté à l'écran par Georges Lautner en 1988.
C'est l'acteur Patrick Bruel qui joue le rôle principal.


Résumé

Quelque part dans les Basses-Alpes, un soir d'orage du 28 septembre 1896,
veille de la Saint-Michel. Trois hommes masqués attendent près d'une auberge appelée La Burlière. A l'aube, on découvre un drame épouvantable. Cinq personnes d'une même famille, les Monge ont été massacrées à l'arme blanche. Seul un bébé de trois semaines a échappé à la mort : Séraphin.



Vingt-quatre plus tard, la Première Guerre mondiale vient de prendre fin et le village voit arriver avec une certaine crainte le jeune Séraphin Monge le rescapé du massacre et survivant de la Grande Guerre. Sé­ra­phin, force de la na­ture, pla­cide et puis­sant, à qui rien ni per­sonne ne semble ré­sis­ter a un point faible : il n'a pas de mère.
Démobilisé, sans emploi, il ignore tout de son passé. Les anciens, parmi lesquels Brigue le cantonnier et ce vieux fou de Zorme, savent qu'il est le rescapé de la Burlière et qu'il incarne le malheur. La mairie lui offre un emploi.. Il travaille avec Brigue, le cantonnier. Un jour d'orage, ils se réfugient dans l'auberge maintenant inoccupée et Brigue lui révèle la prétendue vérité. Trois malheureux journaliers "venus de l'Herzégovine " ont été accusés du meurtre et guillotinés vingt-quatre ans plus tôt. Mais étaient-ils vraiment les coupables ? Dès lors, Séraphin Monge est hanté par le fan­tôme de sa mère égor­gée. Comme pris de folie, il en­tre­prend de dé­truire pierre par pierre la mai­son dans la­quelle il est né. Une nuit, près de la cheminée, il découvre une boîte renfermant trois reconnaissances de dettes signées Gaspard Dupin, Didon Pujol et Célestat Dormeur. Ceux-ci sont à l'évidence les trois vrais coupables. Didon Pujol est le pro­prié­taire d'un mou­lin à huile, Cé­les­tat Dor­meur est le bou­lan­ger du village, et Gas­pard Dupin s'est fraî­che­ment en­ri­chi grâce à la guerre. Il se tisse entre eux des liens étroits dont on ne com­pren­dra que très tard la vé­ri­table te­neur. Désormais, Séraphin n'as­pire qu'à dé­cou­vrir la vé­ri­té, ven­ger sa famille et trou­ver enfin la paix.


Entre-temps, il se lie d'amitié avec Patrice Dupin, un autre démobilisé de son âge, que la guerre a atrocement défiguré, une "gueule cassée" réchappé de l'enfer des tranchées, et avec sa soeur, la belle Charmaine, elle aussi marquée par la guerre et nymphomane de surcroît. Gaspard Dupin leur père est le premier sur la liste de Séraphin. Il meurt une nuit, victime d'un très étrange accident et Charmaine Dupin est égorgée par ses chiens de garde, mystérieusement lâchés dans le parc.
Plus tard, Didon Pujol, le meunier, est écrasé par sa meule sous les yeux horrifiés de Séraphin qui assite impuissant à cette mort terrible. Célestat Dormeur est désormais le seul à rester en vie, mais il panique d'autant plus que sa fille Marie est atteinte d'un mal étrange que l'on ne parvient pas à soigner. Le Zorme et une vieille femme, La Tricanote, révèlent enfin la vérité à Séraphin Monge. Zorme aimait la mère de Séraphin, lequel est le fruit de leur amour. Séraphin n'est donc pas le fils de Monge. Dans le temps, l'auberge de La Burlière n'avait pas bonne réputation dans le village ; les Monge détroussaient les voyageurs de passage. La nuit du massacre, Zorme s'était opposé à la folie meurtrière du fils Monge massacrant tous les siens !
Désormais, Séraphin est vengé. Il ne lui reste plus qu'à quitter son village natal sans regret. En chemin, Marie Dormeur, enfin guérie, le rejoint. Ils partent ensemble.
Une vie nouvelle les attend...




Diaporama de quelques photos du film (création Nadine)

   


 

Par Nadine - Publié dans : Auteurs provençaux - Communauté : Traditions et maintenance
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Recommander
Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /2008 00:00




Cette oeuvre de Jean Giono raconte la vie d'un homme en Provence, Elzéar Bouffier, qui redonne vie à une terre aride en y semant des glands de chêne.

L'auteur a volontairement mis le texte dans le domaine public à sa création, et celui-ci a été traduit dans de nombreuses langues.
Cela a inspiré plusieurs replantations de forêts, notamment en Provence et au Canada.

Jean Giono, écrivain et cinéaste, est né à Manosque le 30 mars 1895.
Il a grandi en Provence, et en a décrit les différentes facettes dont la population, les paysages et la vie. Son rapport avec l'environnement, son passé, sa participation en tant qu'appelé durant la
Première Guerre mondiale, ainsi que l'exode rural dont il a été témoin en Provence, l'ont conduit à cette œuvre, et à d'autres oeuvres humanistes et écologistes.









Film d'animation avec texte dit par Philippe Noiret.
Prenez le temps d'écouter cette oeuvre, c'est sublime.



Par Nadine - Publié dans : Auteurs provençaux - Communauté : Provence Passion
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /2008 00:00




Né à Marseille le 8 mai 1903, Fernand Contandin, dit Fernandel, débute à Nice comme comique troupier (1922), puis monte à Paris et triomphe dans la chanson comique au Concert Mayol en 1930.
Il fait ses débuts au cinéma aux côtés de Raimu dans le Blanc et le Noir (1930) de Robert Florey.
Puis il tourne dans On purge bébé (1931) de Jean Renoir, Cœur de lilas (1931) d’Anatole Litvak, Paris Béguin (1931) d’Augusto Génina, et dans le Rosier de Madame Husson (1932) de Bernard Deschamps, qui lui apporte la célébrité.

Il tourne ensuite des comédies burlesques d'inégale qualité, parmi lesquelles les Gaietés de l'escadron (1932) de Maurice Tourneur, Jim la Houlette (1935) d’André Berthomieu, Barnabé (1938) d’Alexandre Esway, Tricoche et Cacolet (1938) de Pierre Colombier, les Cinq Sous de Lavarède (1939) de Maurice Cammage, Fric-Frac (1939) de Maurice Lehman, ainsi que des réalisations de Christian-Jaque : Un de la légion (1936), François Ier (1937), Raphaël le tatoué (1938) et Ernest le rebelle (1938).

Les œuvres de Marcel Pagnol lui permettent de faire montre de son immense talent de comédien et de sa grande sensibilité : Angèle (1934), Regain (1937), le Schpountz (1938), la Fille du puisatier (1940), Naïs (1945) etTopaze (1950).

Remarquable avec Sacha Guitry dansTu m'as sauvé la vie (1950), il tourne des films avec Julien Duvivier : le Petit Monde de Don Camillo (1952), l'Homme à l'imperméable (1956) et le Diable et les Dix Commandements (1962), ainsi qu’avec Henri Verneuil : la Table aux crevés (1951), le Fruit défendu (1952), le Mouton à cinq pattes (1953) et la Vache et le Prisonnier (1959).

Fernandel, qui a signé lui-même la mise en scène de Simplet (1942), d’Adrien (1943) et d’Adhémar (1951), a tourné également dans Je suis de la revue (Botta e Riposta, 1949) de Mario Soldati, l'Auberge rouge (1951) de Claude Autant-Lara, Meurtres (1952) de Richard Pottier, Ali Baba (1953) de Jacques Becker, Don Juan (1955) de John Berry, La loi, c'est la loi (1957) de Christian-Jaque, Crésus (1960) de Jean Giono, le Jugement dernier (1961) de Vittorio de Sica, la Cuisine au beurre (1963) et l'Âge ingrat (1964) de Gilles Grangier, Don Camillo en Russie (1965) de Luigi Comencini, la Bourse et la vie (1965) de Jean-Pierre Mocky et Heureux qui comme Ulysse (1969) de Henri Colpi.

Acteur très populaire, aussi bien au théâtre qu’au cinéma, Fernandel a exploité son talent aux multiples facettes dans plus de 150 films.

Si vous ne voyez que des carrés noirs à la place des vidéos, cliquez sur le lien sous chacune d'elle.

Par Nadine - Publié dans : Auteurs provençaux - Communauté : Bonne Humeur en Provence
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Samedi 3 mai 2008 6 03 /05 /2008 00:00

 

(Photo Nadine)

Tout le monde connaît la célèbre trilogie de Marcel Pagnol : Marius, Fanny, César.
La fameuse scène de la partie de cartes fait partie de Marius.

Résumé
:

Sur le Vieux-Port de Marseille, Marius travaille au Bar de la Marine que tient son père César. Mais il ne rêve que de départs lointains. Partagé entre l'appel de la mer et son amour pour Fanny, Marius renonce à son projet et finit par s'unir à Fanny qui s'offre à lui. Mais, alors que César et Honorine sont prêts à les marier, Marius est repris par sa folie de la mer. Poussé par Fanny qui se sacrifie, impuissante devant cet amour partagé, Marius monte à bord du navire "la Malaisie" qui part, abandonnant Fanny bouleversée, qui retient ses larmes et cache à César le départ de son fils.

   


A Trans en Provence, Jean-Jacques un brignolais installé depuis cinq ans dans notre commune a une très belle maison. Il a voulu orner un des murs de cette maison par quelque chose qui rappelerait la Provence. Il a donc fait appel à Fabienne Dague et Patrick Beck deux spécialistes, pour peindre sur ce mur ce qu'il désirait : le Bar chez Fanny. Tout y est : le comptoir, nos quatre compères qui jouent aux cartes et même un chat. Dans la vraie version de Pagnol le bar est en fait le Bar de la Marine mais Jean-Jacques préférait Fanny.
Il a l'air plus vrai que le vrai, un trompe l'oeil superbe qui ne passe pas inaperçu.  
De nombreuses personnes se sont arrêtées depuis février 2007 pour le prendre en photo.
Alors, il ne me restait plus qu'à vous proposer de lire et d'écouter nos chers marseillais jouant à la manille.

Pour y accéder, il suffit de cliquer sur la photo ci-dessous.

  

  (Photo Nadine)

Par Nadine - Publié dans : Auteurs provençaux - Communauté : Provence Passion
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /2008 00:00


 

   

 



Toine, un valet de ferme, est bossu, et cette infirmité lui pèse, car il aime en secret la belle Naïs, fille unique de son employeur, le père Micoulin, un vieil ours qui ne plaisante pas avec la bagatelle. Quand Naïs rencontre Frédéric Rostaing, le fils des riches bourgeois d'Aix, dont le père Micoulin est le métayer, elle est aussitôt séduite par le beau garçon et beau parleur. Mais cela provoque l'ire du patriarche qui les a surpris. Il décide de supprimer Frédéric pour mettre fin au déshonneur.





Heureusement, Toine veille sur eux. C'est grâce à son entremise désintéressée que sera trouvée une issue heureuse au conflit, avec l'aide discrète de la Providence. La méchanceté du père Micoulin se retourne contre lui et les parents de Frédéric, après avoir nié l'évidence, sont convaincu par Toine. Naïs part vivre à Aix avec la famille de Frédéric.




Adaptant un récit peu connu d'Emile Zola : Naïs Micoulin, Marcel Pagnol rejoint ici l'inspiration de ses œuvres d'avant-guerre, notamment ANGÈLE (1934) et LA FILLE DU PUISATIER (1940), dont NAÏS constitue une sorte de synthèse. On y retrouve en effet des situations et des personnages similaires : fille séduite et répudiée par son père, serviteur au physique disgracié et au grand cœur, couple de bourgeois hypocrites, etc... Surtout, l'opposition entre la ville porteuse de tous les vices et la campagne régénératrice, thème cher à Pagnol, est parfaitement soulignée. NAÏS, comme JOFROI, peut être regardé comme un plaidoyer écologique, avant la lettre.
Jacqueline Bouvier porte ici son nom de jeune fille pour la dernière fois. Elle deviendra Mme Jacqueline Pagnol le 6 octobre 1945, peu après la fin du tournage.
L'une des scènes les plus touchantes du film est celle où Fernandel récite la chanson des petits bossus, la voix étranglée de sanglots. Pagnol, après plusieurs essais, décida de conserver ce trébuchent naturel de l'interprète, qui concourt puissamment à l'émotion. 

Extrait :
Toine à Mme Rostaing :
"Je vais vous dire Madame Rostaing, quand j'étais petit mes parents m'adoraient. Et surtout ma grand mère, j'étais déjà comme je suis naturellement. Et moi, je savais pas, enfin je veux dire je savais pas la différence qu'il y avait avec les autres.
La bosse c'est traître, ça vous vient par derrière on la voit pas.
Chez les paysans y'a pas d'armoire à glace et on se voit dans les yeux de sa mère, et naturellement on s'y voit beau. Un jour un voisin qui était très gentil m'a dit :
"Oh le joli petit bossu !" Alors j'ai demandé à ma grand-mère : "Qu'est-ce que c'est un bossu ?"
Alors elle m'a dit: "C'est vrai que tu es un joli petit bossu parce que tu as un peu le dos rond et c'est parce que tu n'es pas comme les autres qu'on t'aime beaucoup."
Alors elle m'a chanté une vieille chanson, je me rappelle pas la musique mais les paroles ça disait comme ça : "Un rêve m'a dit une chose étrange, un secret de Dieu qu'on a jamais su. Les petits bossus sont de petits anges, qui cachent leurs ailes sous leur pardessus. Voilà le secret des petits bossus."
C'est joli mais c'est pas vrai. Moi, j'y ai cru jusqu'à dix ans, je croyais que les ailes me poussaient.
Alors souvent, ma grand-mère, elle me chantait la chanson qui était beaucoup plus longue que ça. Seulement les grands-mères, Madame Rostaing, c'est comme le mimosa, c'est doux et c'est frais et c'est fragile. Un matin elle n'était plus là.
Un bossu et une grand-mère tout va bien on peut chanter.
Mais un petit bossu qui a perdu sa grand-mère, c'est un bossu tout court."


Réalisé par Raymond Leboursier
Avec Fernandel, Jacqueline Pagnol, Raymond Pellegrin, Henri Poupon, Charles Blavette
Scénario : Marcel Pagnol d'après Emile Zola
Musique : Vincent Scotto & Henri Tomasi
Photographie : Charles Suin & Walter Wottitz
Montage : Jeanne Rongier

Une production Société Nouvelle des Films Marcel Pagnol
France - 120 mn - 1945
 


Par Nadine - Publié dans : Auteurs provençaux - Communauté : Provence Passion
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires - Recommander
Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /2008 00:00


Baudinard-vue

« Quatre maisons fleuries d'orchis jusque sous les tuiles émergent des blés drus et hauts. C'est entre les collines, là où la chair de la terre se plie en bourrelets gras.
Le sainfoin fleurit, saigne dessous les oliviers. Les avettes dansent autour des bouleaux gluants de sève douce.
Le surplus d'une fontaine chante en deux sources. Elles tombent du roc et le vent les éparpille. Elles pantèlent sous l'herbe, puis s'unissent et coulent ensemble sur un lit de joncs. Le vent bourdonne dans les platanes.
Ce sont les bastides blanches. »

Jean Giono - Colline 1928

Par Nadine - Publié dans : Auteurs provençaux - Communauté : Provence Passion
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Mercredi 27 février 2008 3 27 /02 /2008 00:00



La gloire de mon père - Trailer

envoyé par enricogay



Le petit Marcel Pagnol naît en 1895. Sa mère, Augustine, est couturière. Lorsqu’elle doit s’absenter, elle confie la garde de l’enfant à son père, instituteur, qui le place au fond de la classe pendant les cours. Ainsi Marcel sait-il lire et écrire très tôt. La soeur d’Augustine, Rose, épouse "le propriétaire du parc Borély " à Marseille, de dix ans plus âgé qu’elle. Malgré leurs différences Joseph Pagnol et l’oncle Jules, le bon vin aidant, vont apprendre à s’apprécier.
Ensemble, ils louent une petite maison dans les garrigues, la "Bastide neuve", pour les vacances d’été. Tout le petit monde s’y rend à pied, derrière la charrette du père François, qui transporte les meubles. Tandis que les relations de voisinage se tissent au cours des parties de pétanque, se prépare le grand évènement : la chasse à la bartavelle, la perdrix royale, le fin du fin du gibier. Marcel craint le pire pour son père, néophyte en la matière, face à l’oncle Jules, fin chasseur. Celui-ci a fait en sorte que l’enfant ne vienne pas avec eux. Marcel les suit alors en cachette et pour éviter à son père la pire des humiliations, rabat vers lui tout le gibier qu’il peut. En vain. Il finit par se perdre dans cette nature qui par ailleurs ne cesse de l’émerveiller. Soudain, deux belles bartavelles lui tombent dessus. Un doublé, oeuvre de son père, retrouvé, et fêté de tout le village. S’étant résolu à l’idée que les vacances sont finies, après une escapade avec son copain Lili des Bellons, le petit braconnier, Marcel brandit une dernière fois bien haut les deux bartavelles : la gloire de son père !

 

Par Nadine - Publié dans : Auteurs provençaux - Communauté : Provence Passion
Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés