Histoire générale

Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 00:00

journeedelafemmeyjs

La Journée internationale de la femme puise ses racines dans la lutte que mènent les femmes depuis des siècles pour participer à la société sur un pied d’égalité avec les hommes. Dans l’antiquité grecque, Lysistrata a lancé une "grève sexuelle" contre les hommes pour mettre fin à la guerre ; pendant la Révolution française, des Parisiennes demandant "la liberté, l’égalité et la fraternité" ont marché sur Versailles pour exiger le suffrage des femmes...

Chronologie des événements les plus marquants

1909 - La première Journée nationale de la Femme est célébrée sur l’ensemble du territoire des États-Unis le 28 février. Les femmes ont continué à célébrer cette journée le dernier dimanche de février jusqu’en 1913.

1910 - L’Internationale socialiste réunie à Copenhague instaure une Journée internationale de la femme pour rendre hommage au mouvement en faveur des droits des femmes et pour soutenir leur obtention du droit de vote. à obtenir le suffrage universel des femmes.

 1911 - Un an après la décision de Copenhague l’année précédente, la Journée internationale de la femme est célébrée pour la première fois, le 19 mars, en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse, où plus d’un million de femmes et d’hommes assistent à des rassemblements. Outre le droit de voter et d’exercer une fonction publique, les femmes exigent le droit au travail, à la formation professionnelle, et la fin des discriminations sur le lieu de travail. Moins d’une semaine plus tard, le 25 mars, le tragique incendie de l’atelier Triangle à New York coûte la vie à plus de 140 ouvrières, pour la plupart des immigrées italiennes et juives. Cet événement aura une forte influence sur la législation du travail aux Etats-Unis marquant durablement les esprits comme une tragédie illustrant les violences faites aux femmes sur leur lieu de travail.

 1913-1914 - Dans le cadre du mouvement pacifiste qui s’active à la veille de la Première Guerre mondiale, les femmes russes célèbrent leur première Journée internationale de la Femme le dernier dimanche de février 1913. Dans les autres pays d’Europe, le 8 mars commence à s’imposer. Des femmes tiennent des rassemblements pour protester contre la guerre ou encore pour exprimer leur solidarité avec les femmes des autres pays.

1917 - La Grande guerre a déjà tué près de deux millions de soldats russes. Les femmes russes choisissent à nouveau le dernier dimanche de février pour faire la grève et obtenir "du pain et la paix". Les dirigeants politiques s’élèvent contre la date choisie pour cette grève, mais les femmes en colère passent outre. Quatre jours plus tard, le Tsar abdique et le gouvernement provisoire accorde le droit de vote aux femmes, le dimanche 23 février dans le calendrier géorgien, soit le 8 mars dans le calendrier julien.

La Journée internationale de la femme a pris une nouvelle dimension mondiale. Le mouvement féministe en plein essor, qui avait été renforcé par quatre conférences mondiales sur les femmes organisées sous l’égide de l’ONU, a aidé à faire de la célébration de cette Journée le point de ralliement des efforts coordonnés déployés pour exiger la réalisation des droits des femmes et leur participation au processus politique et économique. De plus en plus, la Journée internationale de la femme est le moment idéal pour réfléchir sur les progrès réalisés, demander des changements et célébrer les actes de courage et de détermination de femmes ordinaires qui ont joué un rôle extraordinaire dans l’histoire des droits des femmes.


Journee de la femme 2010 

 
Par Nadine - Publié dans : Histoire générale - Communauté : De la Vie
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 00:00


Saint-Valentin-carte

En Angleterre, au XIVe siècle, la "Valentine" désignait le message d’amour ou d’amitié que l’on s’envoyait à l’occasion de la Saint-Valentin. En France, cette pratique a été introduite au XVe siècle, par Charles d’Orléans. Ce dernier, à la suite de la défaite de la bataille d’Azincourt, en 1415, avait été gardé prisonnier vingt-cinq ans en Angleterre.

A son retour, il institue officiellement cette pratique à la cour de France : il sera désormais d’usage, le jour de la Saint-Valentin, d’envoyer à sa bien-aimée un tendre message amoureux.

En France, la plus vieille Valentine est un poème de Charles d’Orléans :

 

Le beau soleil, le jour de saint Valentin,

Qui apportait sa chandelle allumée,

N’a pas longtemps, entra un beau matin

Privément en ma chambre fermée.

Cette clarté qu’il avait apportée,

Si m’éveilla du somme de Souci

Où j’avais la nuit dormi

Sur le dur lit d’Ennuyeuse Pensée.

(…)

Saint-Valentin choisissent cette année

Ceux et celles de l’amoureux parti.

Seul me tiendrai, de confort dégarni,

Sur le dur lit d’Ennuyeuse Pensée.

 

Valentine

Ce n’est qu’à la fin du XVe siècle (1496) que la Saint-Valentin est officiellement instituée fête des amoureux. Vers 1840-1860, les Valentines de l’époque victorienne apparurent. C’étaient de véritables œuvres d’art : dessinées à la plume, décorées de dentelle, de soie, de satin, de fleurs, elles pouvaient être aussi parfumées, le tout complété par des poèmes hautement romantiques.

A la fin du XIXe siècle, elles furent fabriquées automatiquement en usine et une véritable industrie se développa en Angleterre, en Allemagne et aux Etats-Unis.

En ce début du XXIe siècle, d’autres moyens de communication apparaissent : messages vocaux, e-mails, SMS, mais peuvent-ils remplacer la petite "Valentine" du temps jadis qui disait si bien l’amour du Valentin à la Valentine ?

 

Source : Le Grand Almanach de la Provence 2010

Coeur-de-roses   

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Histoire générale - Communauté : Traditions et maintenance
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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /2010 17:28

 

Gevaudan
La Bête du Gévaudan est un animal légendaire, responsable d'une centaine d'attaques mortelles dans le Gévaudan (centre de la France) au XVIIIe siècle. La Bête a sévi dans le diocèse du Gévaudan, qui, de nos jours correspond au département de la Lozère, et des parties du Cantal et de la Haute-Loire.

Sous ce terme de "Bête du Gévaudan" sont regroupés une série d'événements qui eurent lieu du 30 juin 1764 au 19 juin 1767. Durant cette période, au moins cent quatre attaques mortelles et de nombreuses autres, non mortelles, furent attribuées à l'animal (considéré d'abord comme un loup) ou à plusieurs animaux. L'environnement du Gévaudan est constitué de vallées et de montagnes très boisées. Les villages sont éloignés de plusieurs kilomètres les uns des autres, et la rareté des routes à l'époque de l'affaire rendait les déplacements difficiles, longs et dangereux.
Gevaudan.Boulet pngLa première victime officielle de la Bête fut Jeanne Boulet, jeune fille âgée de quatorze ans, tuée le 30 juin 1764, au village des Hubacs (près de Langogne) dans la paroisse de Saint-Étienne-de-Lugdarès en Vivarais. La victime fut enterrée "sans sacrements", n'ayant pu se confesser avant sa mort. On relève toutefois que la consignation de sa mort par le curé de la paroisse mentionne qu'elle fut victime de la bête féroce, ce qui suggère qu'elle ne fut pas la première victime réelle mais seulement la première déclarée... Suivra un carnage qui va terroriser la région pendant trois ans.

Certains supposent (sans qu'aucune preuve ait pour le moment été apportée) qu'un homme avait dressé un ou plusieurs croisements de chiens et de loups en leur apprenant à se nourrir de chair humaine. Certains indices pourraient laisser penser que cet homme ou ces hommes auraient été des détraqués sexuels (selon des témoignages de l'époque, la "bête" a déshabillé et décapité certaines de ses victimes). Parmi les suspects figure une famille défavorablement connue dans la région, les Chastel. L'emprisonnement des Chastel (de courte durée, pour des motifs d'outrage aux autorités venues chasser la Bête) n'eut cependant aucune incidence notable sur les attaques.




D'autres hypothèses évoquent plus simplement un ou des animaux sauvages : loups, hybrides de loups et de chiens, hyène, ours, lion, singe, échappés des mains de leur conducteur. À moins que certains criminels n'aient profité des circonstances pour mettre leurs propres crimes sur le compte d'animaux.

Devant l'ampleur de l'affaire, les autorités se décidèrent à faire appel à divers chasseurs afin d'organiser des battues auxquelles participa de plus en plus de monde. Dragons, louvetiers et porte-arquebuse du roi se succédèrent alors pour "courir sus à la Bête". Les résultats furent, à tout le moins, décevants. Il faudra attendre le 20 septembre 1765 pour qu'un grand loup soit abattu par le porte-arquebuse du roi, François Antoine (souvent surnommé, par erreur, de Beauterne). La Bête, ou du moins ce qui en tenait lieu puisque l'animal tué était bien un loup, fut naturalisée et envoyée à Versailles puis déposée au Cabinet du Roi, futur Muséum national d'histoire naturelle. Pour le roi Louis XV et la Cour, l'affaire était close...

gevaudan2
Le calme sembla revenir, mais en décembre, les crimes reprenaient. Les autorités se désintéressaient alors de l'affaire, concluant à des coïncidences. Le pays du Gévaudan allait devoir vivre presque encore deux ans avec "sa Bête", celle-ci ne faisant cependant six morts en 1766 et dix-huit durant les six premiers mois de 1767 malgré les continuelles battues (celles de 1765 comptèrent jusqu'à trente mille personnes, paysans pour la plupart). Enfin, le 19 juin 1767, au cours d'une chasse dans les bois de la Ténazeyre, au lieu-dit la Sogne d'Auvers, c'est Jean Chastel lequel avait été précédemment emprisonné à tort, un homme du hameau de la Besseyre-Saint-Mary, qui abat un animal ressemblant à un loup d'une taille très importante. Des récits ultérieurs relatèrent l'histoire, disant cet homme étrange et le soupçonnant de sorcellerie, lui faisant employer une balle bénite. Il est, en revanche, avéré que les agressions cessèrent à compter de cette date.

Gevaudan-bete-gravure
Outre le fait que la Bête ait fait un nombre considérable de victimes, de nombreux détails la concernant sont curieux :
  

  • Sa nature morphologique : c'est très certainement un canidé, mais d'aspect inhabituel. Il pourrait s'agir d'un hybride de chien et de loup (cf. le rapport de l'autopsie de la bête du notaire Roch Marin, rédigé le lendemain de la mort soit le 20 juin 1767).
  • Sa relative invulnérabilité : le manque d'efficacité des armes a fait supposer qu'elle a pu porter parfois une cuirasse, par exemple faite en peaux de sanglier.
  • Son ubiquité : la bête est aperçue dans un très faible intervalle de temps en des lieux distants de plusieurs kilomètres les uns des autres. Ces distances, bien qu'extrêmes dans certains cas, restent cependant envisageables pour un seul animal.
  • Sa familiarité, son audace : elle ne semble pas craindre l'homme. Au moins vingt-deux fois, des victimes ont été attaquées en plein village et presque toutes les attaques ont eu lieu de jour.
  • Son agressivité : la bête ne semble pas attaquer uniquement sous l'impulsion de la faim et fait preuve d'un grand acharnement.
  • Son agilité : exceptionnelle aux yeux des témoins.
  • La mise en scène humaine dans certains meurtres (habits disposés près de la victime selon des sources non authentifiables).

Gevaudan-monster2
Malgré le fait que les sources d'époque soient parfois peu fiables ou mal interprétées, notamment sur les lieux et les scènes exactes des carnages, un certain nombre de points obligent à privilégier un faisceau de probabilités qui dessinent un tableau s'approchant sans doute de la réalité.

  • L'hypothèse surnaturelle n'est pas prise en compte.
  • Les agressions ne peuvent pas toutes être l'œuvre d'un homme (toutes les personnes ayant survécu à une attaque ont décrit un animal dans les témoignages authentifiés).
  • Il semble que les agressions ont diverses origines, attaques classiques de loups, mais surtout attaques d'une bête particulière. On ne peut évidemment exclure, mais cela n'est pas prouvé, des attaques d'un ou de plusieurs criminels profitant du contexte.
  • L'hypothèse d'une mise en scène dans le cas de la bête tuée par François Antoine (utilisant un loup de taille spectaculaire amené du zoo de Paris) ne repose que sur des conjectures sans preuves. En effet, le zoo de Vincennes est né de l'exposition coloniale de 1931 et la ménagerie du Jardin des Plantes n'a vu le jour que sous Napoléon Ier...
  • La bête tuée par Jean Chastel pourrait avoir été un animal apprivoisé et entraîné à tuer, selon certaines théories ; en tout cas, sa description est, de toute évidence, celle d'un canidé.
  • Aucune preuve ne permet d'accuser la famille Chastel ni la noblesse locale qui aurait couvert ses agissements.
  • L'usage du terme "bête" (au lieu de "loup") par les témoins, alors que cet animal bien connu dans les campagnes de l'époque aurait dû être identifié sans conteste, est plus que troublant. De plus, les loups chassent généralement en meute, et il est admis par les spécialistes que les attaques de loups contre des êtres humains sont très rares.
  • Le fait que toutes les victimes n'ayant pas réchappé aux attaques aient été des femmes et des enfants, s'il peut de prime abord faire penser à l'œuvre d'un tueur sadique, s'explique sans doute par les circonstances de l'époque : ces victimes - souvent très jeunes - gardaient seules les troupeaux et constituaient donc des proies plus faciles que les hommes travaillant, eux, la plupart du temps en groupe et munis d'outils (faux, fourche, hache, ...) pouvant aisément se transformer en armes de défense.

Quoi qu'il en soit, Jean Chastel a tué une bête reconnue comme étant LA Bête par de nombreux témoins, y compris des rescapés d'attaques, dont la description mentionne qu'elle fait penser à un loup mais n'en est pas un, et les attaques ont cessé à compter de ce moment...

Pourtant, en 1819, dans un petit fascicule vendu un franc au Jardin des Plantes, on pouvait lire : "Description de ce qu’il y a de remarquable à la Ménagerie et au Cabinet d’Histoire Naturelle, concernant la vie et les habitudes des Animaux féroces qui sont renfermés tant à la Ménagerie que dans la Vallée Suisse : Suivie des Curiosités qui se trouvent au Cabinet d’Histoire Naturelle. Imprimerie J. MORONVAL, Paris, 1819" aux pages 5 et 6 : "5. La Hyenne barrée d’Orient.- ... Ce féroce et indomptable animal est rangé dans la classe du loup cervier ; il habite l’Egypte, il parcourt les tombeaux pour en arracher les cadavres ; le jour, il attaque les hommes, les femmes et les enfants, et les dévore. Il porte une crinière sur son dos, barrée comme le tigre royal ; celle-ci est de la même espèce que celle que l’on voit au cabinet d’Histoire Naturelle, et qui a dévoré, dans le Gévaudan, une grande quantité de personnes". Cet animal est donc clairement identifié comme une hyène rayée et non comme un loup. Ce spécimen naturalisé n'est plus présent dans les collections du Muséum National d'Histoire Naturelle puisqu'il n'a pas été conservé.
Alors que pouvait être cet animal ? Le loup tué par François Antoine ? La bête tuée par Jean Chastel ? Le mystère reste entier...

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Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Histoire générale - Communauté : Nos contes préférés
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 00:00



 


J'ai réalisé ce diaporama à partir des gravures contenues dans mon carnet d'adresse et intitulé : "Carnet d'adresses enluminé des dames du temps jadis".

Voici le texte de présentation qui est en préambule :

"L'étonnante quantité de documents graphiques qui a traversé le temps nous permet de connaître la réalité quotidienne des femmes du Moyne Age. Les enluminures faites à la main reproduites ici nous renseignent sur leurs occupations, leurs passe-temps et les instruments qu'elles utilisaient. Qu'elles fissent partie de la noblesse, de la bourgeoisie ou de la paysannerie, les femmes du Moyen Age ne se contentaient pas d'une rôle d'ornement ou d'aide d'appoint : elles faisaient partie intégrante de l'économie et de la société. Elles étaient actives dans le domaine des arts créatifs et travaillaient aux côtés des hommes à la ferme et dans les commerces urbains, alors en plein essor.

Les femmes des classes supérieures devaient faire preuve de grandes connaissances pour régir toutes les activités nécessaires à la bonne marche et à la défense de la propriété.

Les bourgeoises ayant des compétences professionnelles travaillaient souvent avec leur mari ou leur père ; de nombreuses corporations ont reconnu ce type de collaboration en admettant des épouses et des filles qualifiées dans leurs rangs, qui étaient en général fermés aux femmes. Quant aux paysannes, elles devaient toute leur vie assumer un travail physique éreintant, jour après jour.

Dans toutes les classes, les femmes étaient censées jouer le rôle de sages-femmes et assurer les soins médicaux au sein de la famille ; elles étaient également chargées de tous les aspects de la production textile.

Les enluminures que nous présentons ici ont été réalisées entre 1200 et 1550. Bien qu'elles aient été destinées à illustrer des romans, des allégories ou des livres religieux, elles n'en constituent pas moins un témoignage sur l'activité et la productivité des femmes de cette époque, nous rattachant ainsi à notre propre histoire".

Femmes Moyen Age


De claris mulieribus : Quatre suivantes de la Reine jouant de la musique.
Illustration du début du XVe siècle, conservée à la British Library.
Travail de Giovanni Boccaccio.

 

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Au Moyen Âge, l'Église considère la femme comme instigatrice du péché originel, on la soupçonne de porter l'hérésie et les maléfices. Il n'y a qu'un remède à cela : le mariage, en faisant alors de la femme une mère. Ce sont les familles qui unissent leurs enfants. Généralement à douze ans pour les jeunes filles et quatorze ans pour les jeunes hommes.  Les fillettes sont promises dès la naissance et se retrouvent bien souvent avec des hommes bien plus âgés qu'elles. Le rôle des femmes n'est pourtant pas négligeable puisqu'en l'absence de leur époux qui, lorsqu'il n'est pas en guerre, s'adonne aux plaisirs de la chasse, c'est à elles que revient la responsabilité de gérer et d'administrer ses biens. La cérémonie du mariage est sacralisée. Pour protéger la femme de son mari, celui-ci doit lui constituer un capital : le douaire, dont le montant est fixé au tiers ou à la moitié de ses biens... A la mort de sa femme, le douaire revient aux enfants de son époux même s'il est remarié. 
Si le couple n'est pas en mesure d'avoir un enfant, le mariage peut être remis en question, et la femme peut dans ce cas, être répudiée. La répudiation n'est autorisée qu'après enquête de moralité effectuée par un ecclésiastique. En plus des motifs de stérilité, interviennent également ceux d'impuissance, de consanguinité ou d'ordonation ultérieure de l'un des conjoints. En effet, de nombreuses femmes furent obligées d'entrer au couvent à une certaine époque. Charlemagne, pour former des alliances, n'hésita pas à utiliser ce procédé.

Moyen-Age-costume.jpg

Beaucoup de grossesses sont fatales aux mères, et faute d'avortement on pratique beaucoup l'infanticide. Les prostituées ou filles de joie sont beaucoup présentes au Moyen Âge. La prostitution est autorisée par l'Église, la femme doit provenir d'une ville étrangère pour éviter l'inceste. Souvent, ces femmes ont été rejetées par leur famille après un viol ou une grossesse clandestine. Le viol est puni, mais pas de la même façon : s'il s'agit d'une religieuse, d'une femme mariée ou d'une vierge, le crime peut être puni de mort. S'il s'agit d'une servante d'humble condition, on doit fournir une indemnité à la famille. La femme enceinte est très protégée. Elle ne peut se dérober à une comparution devant un tribunal pour être jugée pour tel ou tel fait, mais lors d'une condamnation à mort, la sentence ne sera exécutée qu'après la naissance de l'enfant, car on ne donne pas la mort à celle qui doit donner la vie.
Les femmes participent activement à la vie économique, d'ailleurs, dans le commerce alimentaire, les femmes sont majoritaires. Cependant les salaires sont dès cette époque nettement inférieurs aux hommes. En campagne, elles aident leur mari aux rudes tâches agricoles.

alienor 2004

L'idéologie courtoise apparaît au XIIe siècle en Aquitaine et se répand grâce à la reine Aliénor. Il exalte à l'amour hors mariage, amour qui n'est pas consommé. mais essentiellement spirituel. A travers l'amour courtois des chevaliers et des troubadours, la femme reste une importante source d'inspiration. Principalement développé par la culture occitane, les femmes sont vénérées pour leur beauté et leur amour, les hommes pour leur courage et leur bravoure. Enfin certaines femmes ont réussi à se forger une solide renommée dans l'histoire comme Aliénor d'Aquitaine, Ermengarde de Narbonne, Christine de Pisan, Marie de France, Jeanne d'Arc, etc...

Pour en savoir plus sur la condition de la femme au Moyen-Age :
 
http://www.histoire-en-questions.fr/moyen%20age/femmes%20accueil.html
et ensuite vous cliquez dans le site en bas à droite au fur et à mesure.


Vie-femmes-Moyne-Age

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Histoire générale - Communauté : Passion Histoire
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 00:00




A l'origine, l'Epiphanie était célébrée sous le nom de Théophanie en même temps que la Noël, puis elle fut séparée de la Nativité par le pape Jules 1er au IVe siècle. Epiphanie est un mot grec signifiant apparition ou première manifestation du Christ dans le monde.
C'est la fête de l'Adoration des Rois mages. Ils arrivent à l'étable, guidés par leur science des étoiles : Melchior, qui porte l'encens, Balthazar, qui offre la myrrhe, et Gaspard l'Abyssin, à genoux, tendant un coffre rempli de pièces d'or. Ils rejoignent alors dans la crèche, l'Enfant Jésus et les autres petits personnages installés dès le 25 décembre.


C'est le jour de l'Epiphanie que l'on "tire les rois", une tradition liée à la consommation de la galette ou du gâteau des Rois, qui s'est maintenue partout en France et qui s'étend désormais à tout le mois de janvier.
Celui ou celle qui découvre la fève dans sa part de gâteau est sacré roi ou reine. On boit à sa santé et il se doit de régaler à son tour ses amis lors d'une prochaine occasion. Généralement, un petit sujet de porcelaine est lui aussi glissé dans le gâteau (ces sujets sont d'ailleurs prisés des collectionneurs).
La distribution des parts doit être faite par le plus jeune de l'assemblée, en principe un enfant, qui doit à l'aveuglette, après avoir réservé la "part du pauvre", désigner, des plus âgée aux plus jeunes, les destinataires des morceaux qui tombent sous sa main.
L'arrivée des Rois mages sur le célèbre air de Turenne, la Marche des Rois, ouvre toujours le dernier acte de la pastorale Maurel, qui met en scène la "Marche à l'Etoile". Le compositeur Georges Bizet en a introduit l'air dans son Arlésienne, Edmond Audran dans Gilette de Narbonne, et tous les provençaux en connaissent encore les premiers vers dus à Saboly :
De buon matin,
ai rescountra lou trin,
De très grand rèi
qu'anavoun en vouiage...

De bon matin,
j'ai renconté le train
De trois grands rois
qui allaient en voyage...

Source : L'Almanach de la Provence - Pierre Echinard - Editions Larousse.


Par Nadine - Publié dans : Histoire générale - Communauté : Passion Histoire
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 00:00



Longtemps fête des enfants plus que des adultes, le premier de l'An a cédé le pas à Noël pour les plus jeunes, même si la nouvelle année peut encore leur apporter quelques étrennes sonnantes et trébuchantes.
Il y a cent ans déjà, l'almanach, roi du Nouvel An, était religieusement lu, jour après jour, par les grand-mères et souvent feuilleté par toute la famille. Des almanachs, il y en avait pour tous les goûts. Celui de Mathieu de la Drôme, était particulièrement apprécié par les agriculteurs et les marins auxquels il annonçait en toute certitude, le temps qu'il allait faire durant l'année à venir. Ceux du parfait vigneron, du cultivateur, du jardinier, bonheur de nombreux citadins qui, n'ayant pas encore renoncé à leurs attaches rurales, entretenaient leur bout de terrain dans les "campagnes" de la périphérie des villes.


Il y avait celui pour la ménagère, comme celui de Donat Boeuf, pour les jeunes filles, les amateurs de savoir encyclopédique ; des religieux aussi comme l'Almanach des saints de Provence, des historiques, des patriotiques (surtout depuis la défaite de 1871) et quantité d'almanachs humoristiques, dont le fameux Almanach Vermot qui existe toujours, paru dès 1889 et enfin l'Almanach Hachette, né en 1893, avec ses primes à l'acheteur...


Beaucoup cherchaient à répondre, et depuis longtemps, à des besoins régionalistes, tel un Almanach de Provence, édité à Aix dès 1770 et suivi par quantité d'autres aux applications voisines : Almanach populaire du Midi, des Alpes et du Midi, des Provençales, le Grand Almanach franco-provençal du Vaucluse, l'Almanach de Toulon, L'Almanach marseillais indispensable... Il y avait aussi les célèbres Armana provençaux (1855) et Armana marsihès (1889) en lengo nostro (dans notre langue).
Sans compter les almanachs illustrés, édités sous le patronage des périodiques locaux : L'Egalité, Le Petit Marseillais, Le Petit Provençal, Marseille-matin, Le Bavard, etc... avec toutefois plus de rubriques "très parisiennes" ou généralistes que provençales.

Source : D'après un article paru dans  L'Almanch de la Provence - Pierre Echinard - Pays et terres de France - Editions Larousse.

Par Nadine - Publié dans : Histoire générale - Communauté : Traditions et maintenance
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 00:00

 

Aïe, aïe, aïe, hier, j'ai oublié que c'était la sainte Catherine.
J'avais pourtant un article tout prêt.
Bon, je le mets aujourd'hui et voilà un oubli de réparé.
Bisous à toutes les Catherine !

 

  Le 25 Novembre est un jour particulier car c'est le jour de la fête de sainte Catherine.

C'est par là même le jour des Catherinettes.

Mais qui sont les Catherinettes ?

Ce sont les jeunes filles âgées de 25 ans qui ne sont point encore mariées.
La tradition veut qu'elles portent ce jour là, un chapeau extravagant aux tons jaunes et verts confectionné pour ou par elles, à leur image, pour se faire remarquer. On dit à cette occasion, qu'elles "coiffent sainte Catherine". Quand on coiffe sainte Catherine, on est la reine de la journée et on se doit de garder son chapeau jusqu'à la fin de celle-ci.

Pourquoi le jaune et le vert ?

La couleur jaune symbolise la foi et le temps qui passe et la couleur à verte

la jeunesse et l'espérance de trouver un mari.  

  L'origine de cette tradition


La coutume remonte au Moyen Age. A cette époque, les filles de 25 ans qui n'étaient pas encore mariées se rendaient en cortège devant une statue de sainte Catherine qu'elles coiffaient d’une couronne ou d’un voile. Une épingle était plantée sur la statue de la sainte, cela signifiait qu’elles quittaient le groupe des filles à marier. A 30 ans, une deuxième épingle soulignait une période de marge. A 35 ans, la pose de la dernière épingle marquait l’entrée dans la classe des vieilles filles. De cette façon, l’espoir de se marier était définitivement perdu.

Au XIXème siècle, la coiffe est transférée de la sainte aux jeunes femme elles-mêmes. La coiffe devient chapeau. La fête devient populaire.

 


Qui était sainte Catherine ?

 

Née à Alexandrie au sein d'une famille noble, sainte Catherine se convertit au christianisme à la suite d'une vision. Jésus, ému par sa ferveur, contracte avec elle un mariage mystique sous les yeux de Marie et de la Cour céleste.
Très intelligente, elle suit les cours des plus grands maîtres chrétiens et on dit qu'elle réussit à démontrer à cinquante grands philosophes de la ville d'Alexandrie la vanité des idoles et la fausseté de leur foi, jusqu'à les convertir tous !

Impressionné par son attitude, l'empereur Maxence lui propose alors un mariage royal. Mais Catherine refuse par fidélité envers son mari mystique. Humilié par ce refus, l'empereur lui fait subir le supplice de la dislocation des membres sans succès, puis le supplice de la roue duquel elle sort indemne ! Elle finira cependant décapitée le 25 Novembre 307 et deviendra la seule sainte du paradis à posséder trois auréoles : celle de couleur blanche des vierges, celle de couleur verte des docteurs et enfin celle de couleur rouge des martyrs.
Sainte Catherine est aujourd'hui la patronne des filles à marier, mais aussi des modistes, des couturiers, des tailleurs, des théologiens, des philosophes, des orateurs, des notaires, des étudiants, des meuniers, des plombiers, etc...
  

 
Et bien sûr, le dicton traditionnel à l'occasion de cette fête :
A la sainte Catherine, tout bois prend racine !

Par Nadine - Publié dans : Histoire générale - Communauté : Traditions et maintenance
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 00:00



"Depuis hier, les poilus ont le droit de ne plus être poilus, de se raser la moustache. Il aura fallu deux ans. Au 36e régiment d'infanterie, mon sergent-chef me menaçait de prison parce que je me rasais la moustache" écrit Paul Morand le 21 octobre 1916, donc en pleine guerre.
Le poil était considéré comme un signe de virilité, un poilu était donc un brave. ce mot ne se généralisa dans les casernes que vers 1910, désignant plus spécialement un soldat. Il connut une vogue extraordinaire parmi les civils pendant la Première Guerre mondiale. En revanche, le mot "poilu" ne fut jamais utilisé pour désigner un soldat de la guerre de 1939-1945.

Source : Almanach des Terres de France 2009 - Presses de la Cité

Voir mon article intitulé : "Ce devait être la der des ders"
sur la guerre de 1914-1918
http://www.transenprovence.org/article-17956496.html


Par Nadine - Publié dans : Histoire générale - Communauté : Passion Histoire
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /2009 00:00



La messe

  Le monde vieillit
Le monde périt
Le monde va bientôt disparaître
Mais ne crains rien
Un jour prochain
Il te fera renaître
Fille de Dieu
Fille de Dieu
Bientôt la terre
De sang couverte
Verra l'agneau des cieux paraître
Mais ne crains rien
Un jour prochain
Il nous fera renaître
Fille de Dieu
Fille de Dieu

Un jour la liberté

Un jour la liberté
Cette fille au bras levé
Belle comm'un ciel d'été
Nous fera renaître
Un jour l'humanité
D'un mot fraternité
D'un long rêve éveillé
Elle nous fera renaître
Elle nous fera renaître

Mes aïeux

Mes aïeux furent bons patriotes
Mais n'étaient pas des sans-culottes
Car n'en déplaise à Robespierre
Et autres ci-devant derrières
Le fait de gouverner cul-nu
N'est pas un brevet de vertu
Si la France était menacée
Comme eux j'irais mourir à pied
Peut-être bien au même endroit
Quelqu'un me dira ça ira
Mais qu'on brûle un bout de mon champ
Alors je me ferai Chouan

Le siècle des lumières

Il était déjà vieux le Siècle des lumières
Quand il a décidé d'en vivre les idées
Ignorant les menaces d'une soirée de brumaire
Qui mangerait en herbe la jeune liberté
Elle avait de bonnes intentions
La Révolution
Dans sa juste révolte et sa belle innocence
Elle permettait d'un coup à chacun d'exister
Humain sans rien devoir au hasard da naissance
Elle nous faisait égaux dans la fraternité
Elle avait de bonnes intentions
La Révolution
La Révolution

Mes aïeux furent bons patriotes
Mais n'étaient pas des sans-culottes
Car n'en déplaise à Robespierre
Et autres ci-devant derrières
Le fait de gouverner cul-nu
N'est pas un brevet de vertu
Si la patrie est en danger
Je fais serment de m'engager
J'irai au moulin de Valmy
Au pont d'Arcole à Rivoli
Mais qu'on touche un cheveu des miens
Et je me ferai Vendéen
Pour proclamer les Droits de l'homme
Je m'inscrirai aux Jacobins
Mais comme je crois au droit des hommes
Je passerai aux Girondins

Pourquoi a-t-elle si vite au gré des circonstances
Oublié l'essentiel des leçons de Voltaire
Proclamé des suspects prêché l'intolérance
Transformé germinal en un froid vendémiaire
Elle avait de bonnes intentions
La Révolution
Elle avait de bonnes intentions
La Révolution
La Révolution

Un jour la liberté
Cette fille au bras levé
Belle comm'un ciel d'été
Nous fera renaître
Un jour l'humanité
D'un mot fraternité
D'un long rêve éveillé
Elle nous fera renaître
Elle nous fera

Paroles : Michel Sardou et Pierre Barret -1989 -



Prise de la Bastille le 14 juillet 1789

La Révolution française débute en 1789 avec la réunion des États généraux et la prise de la Bastille et s'achève avec le coup d'État du 18 brumaire (9-10 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte. C'est un moment fondamental de l’Histoire de France, marquant la fin de l'Ancien Régime et le passage à une monarchie constitutionnelle puis à la première République qu'ait connue le pays. Ce n’est en rien un hasard si les symboles républicains actuels sont apparus durant cette période. La Révolution française mit fin à l'absolutisme royal, à la société d'ordres et à tous les privilèges. Elle proclama l'égalité des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales et la souveraineté de la Nation, apte à se gouverner au travers de représentants élus.

La Révolution française a créé des divisions immédiates et durables entre les partisans des idées révolutionnaires et les défenseurs de l'ordre ancien, et entre les anti-cléricaux et l'Église catholique.

La portée universelle des idées de la Révolution française fut reconnue pratiquement dès le début par ses contemporains, adversaires comme partisans. Son impact fut considérablement accru par les Guerres de la Révolution française et de l’Empire, qui ont touché une large partie de l’Europe continentale, avec la création de "républiques sœurs" et la transformation des frontières et des États d'Europe. La Révolution est restée un objet de débats et une référence positive ou négative tout au long des deux siècles qui l'ont suivie, en France comme dans le monde.


Par Nadine - Publié dans : Histoire générale - Communauté : Passion Histoire
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 00:00
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Je vous souhaite de passer un excellent 14 juillet !


Trans en provence


Vidéo des feux d'artifice de Trans en Provence - Août 2006

Un feu d'artifice est un procédé pyrotechnique utilisant des explosifs déflagrants visant à produire du son, de la lumière et de la fumée. Les feux d'artifice sont souvent utilisés dans des spectacles pyrotechniques (fête nationale, fête locale, événements quelconcques, imaugurations, etc).

La poudre noire a été rapportée en Europe au XIIIe siècle par Marco Polo, de son très long voyage en Chine. Elle a été depuis lors parallèlement utilisée pour la guerre et pour les fêtes. Jusqu'au XIXe siècle et l'avènement de la chimie moderne, les feux d'artifice étaient principalement jaunes ou blancs. En France, le premier vrai feu a été tiré sur la Place des Vosges, à Paris, alors Place Royale, pour le mariage d’Anne d’Autriche avec Louis XIII en 1615. À partir des années 1970-1980, de nombreux groupes rock commencèrent à utiliser des feux d'artifices lors de leurs concerts en plus des autres effets pyrotechniques.


Les feux d'artifice font du bruit lorsqu'ils explosent, mais c'est principalement leur lumière et leur mouvement qui les rendent si attrayants. Le principe de base des feux d'artifice repose sur la combustion pyrotechnique, dérivé de la poudre noire originelle contenant un composé oxydant — nitrate, chlorate, perchlorate — qui libère de l'oxygène et un composé réducteur — le soufre et le carbone en mélange avec des métaux comme le silicium, le bore, le magnésium et le titane — qui sert de combustible.

Il y a tout d'abord l'incandescence des particules d'oxyde métallique, formées lors de la combustion, dont l'incandescence va du blanc rouge (aux alentours de 1000°C) jusqu'au blanc éblouissant (vers 3000°C). Cette explosion porte à haute température les composés métalliques qui donnent les couleurs.

La technique des feux d'artifice s'appelle la Pyrotechnie.

Les pyrotechniciens créent à chaque fois une mise en scène de couleurs et de rythme, avec parfois de la musique, un thème, ou la création d'un paysage de feu. On ajoute parfois des jets d'eau ou des feux de Bengale.


Il existe plusieurs sortes de pièces pyrotechniques, chacune produisant un effet qui dépend de la composition ou de la structure de l'explosif. Les bombes, bouquets, embrasements, cascades, soleils ou le bouquet final, sont tous construits à partir du même principe.

Les pièces sont soit propulsées – fusées, à la disposition des amateurs – soit lancées par un mortier – plutôt réservé aux professionnels.



Artificier préparant des feux d'artifice

La pièce la plus populaire est la bombe. Elle est constituée d'une charge de poudre pour la propulser appelée la chasse et d'un dispositif d'allumage à retardement : l'espolette qinsi que de billes de poudres qui sont les étoiles. La disposition des étoiles autour de l'allumeur produit des effets différents donnant des pivoines, des palmiers, des marrons d'air et même des saules pleureurs. Aujourd'hui, afin que les bombes s'étalent encore plus dans le ciel, les écarteurs sont renforcés d'une charge explosive, expulsant ainsi les étoiles sur un rayon beaucoup plus grand. Il existe aussi des bombes à plusieurs étages ayant chacune leur compartiment de propulsion et d'étoiles. L'explosion de chaque compartiment allume le dispositif à retardement du compartiment suivant, donnant plusieurs explosions successives.

Le marron d'air ouvre généralement le spectacle. Il produit surtout un très fort bruit d'explosion. Variante de la bombe, la comète, propulsée à l'aide d'un mortier, produit une traînée incandescente tout au long de sa trajectoire.

Source : D'après Wikipédia l'encyclopédie libre



Par Nadine - Publié dans : Histoire générale - Communauté : Passion Histoire
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