Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /2010 22:50


Il suffit parfois de RE-GAR-DER...



Le soleil s’est fait discret,

Dans le halo d’un rayon

Jouant à cache-cache, amusé,

Avec les brumes de saison.

De mon esprit chagrin ayant pitié

Ses parures majestueuses

Il a choisi de dévoiler.

« Du beau ne sois frileuse

Dit-il, ouvre les yeux »

Dans un rougeoiement torrentiel

Avant d’aller En père généreux

 de l’autre côté du ciel

D’autres coeurs faire vibrer.

La chaleur de ce message

dans le mien j’ai enfermé

Afin que m’en parvienne,

dans le sombre d’un voyage,

un peu de son ardeur ancienne.


Lasidonie

 

 

ciel-rouge.jpg  





ou d'ECOUTER

 

L'actualité a rattrapé ce texte écrit il y a quelque temps déjà .. En le relisant POUR SA PUBLICATION, j'ai entendu  chanter mieux que moi la vie :  Jean Ferrat...

 





Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Par lasidonie - Publié dans : Mes poesies
Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 09:14




 

 

Le vent chantant s’en est venu souffler l’ailleurs

Sur les frêles pétales et feuilles fragiles

Des coquettes du jardin aux senteurs subtiles

Sans méfiance étourdies d’une caresse au cœur

 

Et s’envolent belles étonnées du voyage

Vers des cieux aux couleurs de l’hiver malveillant

Secouées malmenées par le souffle géant

Hier si doux, crachant ses rafales sauvages


vent-et-pluie.jpg  

Leur cœur dépouillé, mis à nu, faible ressort

D’une vie qui bientôt ne sera plus, s’agite

Se courbe sous les claques mais encore palpite

Espérant la clémence du semeur de mort.

 

Leur ennemi, poussé par des forces obscures

Gagne d’autres rivages, par d’autres chemins,

Et jette au passage quelques trésors au loin,

Ici volés, arrachés, là-bas vie future !

 

Le vent nouveau s’en est venu bercer le grain

Qui sous peu lèvera à la saison nouvelle

Et dans les prés, au jardin, souriront les belles

Au soleil, à la vie, en oubliant demain.

 

LASIDONIE

10 octobre 09


Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Par lasidonie - Publié dans : Mes poesies - Communauté : Trouvères et troubadours
Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /2010 00:00

 

Une création numérique parue sur le blog photographique ( voir 13 dec. : "de la coupe aux lèvres" ) m'avait inspiré quelques idées.... étoffées  ici  sous forme de texte poétique. 

bouteille-2-copie-1.jpg



 

 

 

 

 

 

 

 

 

coupe 2





 

 

 


 

 

 


Liqueur amère

 

Versez, versez moi de cette liqueur divine

Aux reflets dorés dans la coupe cristalline

Que tournoie ma tête, que chante mon esprit

Pour l’homme et la femme, par l’amour réunis.




Versez encore de cet étrange breuvage :

" Ô J'ai froid " : une voix parvenait de l'ombrage

Une autre reprenait " serre-toi contre moi

Ma large pèlerine t’enveloppera".


Et coule dans les veines, coule le nectar

File la rêverie, qui défie le hasard

Avec les mots d’amour, la tendresse voilée,

Des amants chuchotant dans les bulles moirées,


Que tourne ma tête, que gémisse l’esprit

Car s’insinue en moi un vieux philtre maudit :

L’Amertume, des jours dégrisés l’orfèvre !

La vue se brouille, la coupe vide à mes lèvres

  coupe trouble




Les prismes des cristaux ont la morne clarté

Des blafards soirs de lune aux amours abîmés

Comme le ru qui sous terre finit sa course

Ô que de mes pensées se tarisse la source !

 


Lasidonie

 


Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Par lasidonie - Publié dans : Mes poesies - Communauté : Trouvères et troubadours
Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 00:02


Poème écrit pour un atelier d'écriture à l'occasion de la St Valentin 2008.


 

 

Une lumière a balayé ma nuit,

Naissance brutale d’une aube neuve,

Apothéose d’espoirs insoumis.

Mon regard captif à tes yeux s’abreuve.

Ou que j’aille désormais tu es là,

Unique dans mes pensées, dans mes rêves

Radieux. Mon cœur bat au son de ta voix.

De l’automne tu as fait saison brève.

Aujourd’hui, c’est l’été par tous les temps,

Un univers de chaleur, de tendresse.

Tu es de  mon proche soir le diamant

Offert en cadeau à coeur en détresse.

Miracle du destin si bienveillant !

Nouvelle malgré les ans, la jeunesse

Enflammera mon amour pour longtemps.


 

 

amour-d-Aut.jpg


Lasidonie

Fev. 2008

 


Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Par lasidonie - Publié dans : Mes poesies - Communauté : Trouvères et troubadours
Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 09:30





Image Hosted by ImageShack.us

A la clarté de la lampe

Je ferai d'or tes noires pensées

Que les vagues du passé

Viennent assaillir

Lorsque naît la pénombre,

Je te montrerai,

 Dans le rayon adouci,

 Les silhouettes dansantes

 Et leurs ombres féériques,

Mon fanal rassurant

Sera théâtre magique

 Pour la nuit tant redoutée.

J’étoilerai tes rêves

Du brûlant de mes lèvres

Sur tes paupières déposé

Pour que tu demeures

Blottie, là,

Tout près de moi.

Passeront les heures

Passeront les jours, les mois,

 Qu’importe,

Ta nuit sera si belle

A la clarté de ma lampe !

 




LASIDONIE


Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Par lasidonie - Publié dans : Mes poesies - Communauté : Trouvères et troubadours
Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 00:00










Qu'il fasse noir, qu'il fasse blanc
Que l'eau soit vague, ou bien écume
Dans sa fraîcheur, goutte de brume
Goutte de houle, roule le vent

Goutte de houle, roule le vent
Renvoie en flot tous les mirages
Les écroule sur le rivage
Et fait du flot galet d'argent

Et fait du flot galet d'argent
Façonné d'ecorchés de rêves
Comme autant de bulles qui crèvent
Uu s'envolent au firmament

Ou s'envolent au firmament
Laissant trace de leur ravage
Gouttes de pleurs à l'abordage
Mousse océane en noir et blanc


Sous la lame en rouleau d'émois
Que le vent soit silence, qu'il tremble
D'une voix qui te ressemble
Je vois mon coeur criblé de toi.


Lasidonie





 



Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires - Par lasidonie - Publié dans : Mes poesies - Communauté : Trouvères et troubadours
Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /2010 10:00
>


A quoi bon ?
Comment mieux résumer le profond sentiment d'impuissance qui envahissait Clémence.

A  quoi bon  forcer ses jambes à faire des pas quand on ne sait où aller
A quoi bon  obliger son bras à tenir la plume s'il n'y avait plus rien à écrire
A quoi bon s'efforcer de garder les yeux ouverts quand ce qui leur est offert est désespérant de laideur
A quoi bon tenter de garder son esprit en éveil quand tout s'obscurcit, que le néant est le seul vrai du temps

Ainsi pensait Clémence en ce début d'aurore, le corps et l'esprit anéantis. Bientôt les bruits de la vie au dehors allaient réveiller le jour, secouer la torpeur de la nuit. Elle les entendait ceux qui allaient lui dire "Regarder le soleil, le dessin des nuages dans le ciei entendez les pépiements des oiseaux, la chanson apaisante du ressac sur la plage  ou celle vivifiante du vent dans les cîmes, sentez l'odeur de la terre chaude lorsque l'ondée vient la rafraîchir, celle de l'herbe fraîchement coupée...Et puis n'aimez vous plus le goût du fondant au chocolat,  le moelleux des pommes caramélisées, leur 
saveur sur la langue?

Tout cela oh oui elle le devinait ! Tout cela elle l'avait aimé, s'en était enveloppée pour fuir ce qui la poursuivait, se créer une barrière protectrice, se donner du sens... Tout comme elle avait tenté de le trouver dans ses rêves. Clémence avait un temps fait de ses rêves l'étendard de sa révolte, et elle avait voulut y croire, croire qu'un jour ils seraient sa réalité.

Là est la plus grande des erreurs ! Le rêve n'est que fantaisie de l'imaginaire, il ne peut combler, ni se substituer à la vie. En faire le but de son existence  était la pire des sottises. De même qu'écouter
tous les gens sensés, bien intentionnés, qui lui feraient remarquer qu'il suffit dene pas regarder son nombril, que la misère, la souffrance sont les choses au monde les mieux partagées et que le pire existe toujours ailleurs !
Se pencher sur les autres ? Noble alibi pour ne pas "se voir", se mesurer à soi ; Clémence avait triché avec elle-même.
Le
à quoi bon, revenait comme un leitmotiv.

A quoi bon chercher une aide auprès d'autrui, s'accrocher à de possibles ou improbables amitiés ! Personne, ni Dieu, ni Diable, ni même ses proches, ne pouvait vivre à sa place, sentir à sa place, décider à sa place.
Elle ne devait rien attendre d'autre que ses propres forces et celles-ci l'abandonnaient. Son corps avait vieilli, vite, trop vite, ses paupières s'abaissaient vite, trop longtemps, son esprit tournait , tournait jusqu'à épuisement, jusqu'à se vider de toute substance...

Alors à quoi bon ? Pleurer, elle l'avait tant fait que ses yeux étaient secs, Crier ? Sa voix s'était éteinte dans le désert de l'incompréhension !
 Non, à quoi bon Résister ? A l'impossible nul n'est tenu pensa Clémence en cette aurore qui deviendrait NUIT!


Lasidonie






Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Par lasidonie - Publié dans : courts textes en prose
Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 00:01
 

 Cette image réalisée a été suscitée par mon admiration pour les superbes créations du photographe, maître en la matière, : Michel Gonnet. Patience et longueur de temps ont fini par me permettre d'en approcher le style, fort modestement. Son blog : link



an 2010


Lasidonie

D'autres souhaits ici :  link




Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Par lasidonie - Publié dans : l'aventure numérique
Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /2009 00:05

 

Les surréalisme, ecrivit A. Breton "repose sur la toute puissance du rêve" .

Plus prosaïquement Pierre Darc écrira " le rêve a été inventé pour qu'on ne s'ennuie pas pendant le sommeil".

Du plus littéraire au plus humoristique toute une gamme de bons mots sur ce qui donne couleur à nos vies.

 

 

Un petit florilège à partager

 

" "
  

P1000665 passage reve


"Plus je vieillis, plus je vois que ce qui ne s'évanouit pas, ce sont les rêves"


J. COCTEAU

***

blog 1967 ciel reve


"Un rêve sans étoile est un rêve oublié"


P. ELUARD
 
*** 
blog 4056 reve nuit

 
 "Le rêve est l'aquarium de la nuit".
 
  V. HUGO
***

blog-0014-ste-bleu.jpg

La Ste Victoire-Aix en Provence-


Si ton rêve se réalise c'est qu'il n'était pas assez beau

Proverbe CHINOIS

***

Si j'en crois la sagesse chinoise mon rêve le plus tenace doit être trop beau !...


LASIDONIE



 


   


Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Par lasidonie - Publié dans : pensées des autres
Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 18:00

Il
était 7H15, un regard, encore ensommeillé, par la fenêtre...


 



Aux marges de la raison

Aux frontières du rêve

La limite est si infime

Qui se plait à nous conduire

De l’impossible à dire

Au possible à écrire !

Les mots messagers du soleil

Se mettent à chanter

En étonnantes vibrations

Sans musique aucune

Les merveilles du réel

Aux ondoiements flammés

Et la lever d’un jour

Dans les cœurs embrumés

Lasidonie


Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires - Par lasidonie - Publié dans : Une photo, un poème.
Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 00:03

 

Quatre vers en commentaire pour une image de Michel GONNET  link  m'ont donné l'envie d'en compléter l'écriture. L'illustration m'a été offerte par Alain BARRE ici  link 

que je remercie et dont je recommande le site aux amoureux des grands voyages.

 


J’ai cru

Photo A.Barré


J’ai cru voir un signe dans un berceau d’azur

Protégé des assauts de bien tristes nuages

Des ailes insouciantes en avaient fait leur page

Et d’un vol dessinaient un chant d’amour obscur

 

La trouée dans le bleu semblait être une invite

A partager l’espoir d’un futur renouveau

« Sous un autre soleil », semblait dire l’oiseau

« Jamais, pour un autre aimer,  le cœur ne s’effrite .»

 

Doit-on croire les signes des oiseaux, en somme ?

Voyageurs de l’espace, amoureux incertains

Aujourd’hui une branche, puis l’autre demain.

De là haut que savent-ils de l’amour des hommes !


  Photo Alain Barré


Conduits par leur instinct, ils tracent leur chemin.

Petit Prince du conte reconnaît sa rose

D’autres ont dans leur cœur tant d’eau qui se dépose

Qu’elles n’entendent plus de l’oiseau le refrain.

 

 

Mes yeux cherchent en vain cette éclaircie promise,

Se voile à mon regard  le fenestron bleuté,

Il pleut sur les roses, dans les jardins fripés,

Le ciel a étendu sa couverture grise.

 



Un orage puissant charge furieux l’éther

Roulant, tonitruant sa partition funeste

Mais j’ai cru voir dans une zébrure le zeste

D’un bleuté envoilé et de signes offerts.

 

 

 

(Photo montage sido )



LASIDONIE

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 18 commentaires - Par lasidonie - Publié dans : Mes poesies - Communauté : Trouvères et troubadours
Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 07:57

 Reviennent ces jours de décembre, redoutés par beaucoup : nulle beauté du clair-obscur des peintures flamandes, ni"l'obscure clarté qui tombe des étoiles" pour le  "Cid" mais de  fassusses fééries forcées cachant la réalité d'une profonde obscurité !






 

Le temps me presse
Je sens certains jours
Le courage me manquer
Toute cette lumière
Ailleurs,
Celle des autres,
M’aveugle. Détresse,
Paralysie d’amour.
Rabattre les paupières
S’abandonner,
Perdre les clés
Qui ouvrent le jour
Rejoindre le grand silence !
L’appel est si fort,
Rassurant !
Ô Partir, défier le destin
Vaincre la résistance
De la matière corps
Illusion !
Mais en elle, contre moi,
Encore et encore aiguillonne,
Ce qu’on appelle la vie !
Jusqu’à quand pourquoi
Pour quoi ?


LASIDONIE

 

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires - Par lasidonie - Publié dans : Mes poesies - Communauté : papierlibre
Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /2009 00:01

 

 

 

   Je suis né en esprit un 16 juillet 2006 , d'un rêve, du frôlement d' étoile au coeur d'une "Pierre de lune".  Pleine de fougue, d'espoirs lumineux, elle a guidé mes pas, m'a dorloté, parfois délaissé, puis tenu à bout de bras jusqu'à cet anniversaire chargé de symboles ( Une "pierre de lune" adore les symboles ! ). Je m'endors aujourd'hui pour "hiberner"...long sommeil ?...Je ne sais.

Mes blogs amis, anciens encore présents, ceux des premiers mois, et les autres plus récents, merci de votre fidélité pendant ces 3 ans .


*** 


Pour mémoire, ce qui suit est un extrait de son premier essai de contact virtuel du 19-07-2006, étoffé de quelques vers d'un poète peu connu.
L'intégralité de l'article d'un clic ici sur le titre :



un extrait: Qui est lunatiquebleue ?

 Une"jeune" mamie ". Pas si lunatique que cela .....

              "...L'airain sonnait minuit il fallait nous quitter " ...

 

***

 Voici ce qu'elle m'a confié aujourd'hui :


J'ai suivi une route verdoyante, parfumée
Elle débouchait sur une autre, un peu trop bitumée
Je l'ai détestée cette route plate, droite et sans vie !
Espérant en retrouver une autre, la marche, je l'ai poursuivie
J'ai imaginé un chemin gai aux détours surprenants, mystérieux
Ou l’une de ces petites départementales qui réjouit les yeux
Mais c'est un cauchemar : chacune d'elles débouche sur celle d'avant
La grande, droite, bitumée sans fantaisie. J'avais fait fausse route en rêvant ! *


  ***

 

Je signe pour elle

"Lunatiquebleue"

 


  * adaptation d'une consigne d'atelier


Ecrire un commentaire - Voir les 39 commentaires - Par lasidonie - Publié dans : mes pensées
Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /2009 15:00
 

Une atténuation de l'effet possible du poème précédant avec deux de mes aquarelles






Pont entre les berges
Une eau fraîche en liberté
Fait fi des obstacles





Des taches rouges
Corolles offertes, vie à naître
En élan d'amour




SIDO




Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires - Par lasidonie - Publié dans : mes aquarelles
Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 00:03

 

Note aux lecteurs

 

   J'établis une différence de sens entre ces presque synonymes, "Existence", "Vie", l'existence étant la façon dont a pu se dérouler la Vie notre point de départ. Ainsi je pense qu'il est possible  de ne pas apprécier l'existence que l'on a mené ou mène, sans pour autant nier la vie.

  Cette précision évitera la confusion à la fin de la lecture

 

 

 

Lassée,

Lassée de mon reflet dans la mare

Non pour ce qu’il me montre

Mais pour ce qu’il dissimule

De moi-même, en moi-même

Lassée de n’exister que par autrui

En perpétuelle attente «  de » …

Ce « de » qui ne vient jamais

Lassée de ces mots- plumes

Dernière chance

Lancées comme bouées

Qui dérivent éclatées

Puis  sombrent dans l’oubli

Lassée d’être la première « à »,

Pour la pensée, le signe, le geste

Lassée de compatir, de soutenir

De ne connaître que le sens unique

Lassée de vouloir comprendre

L’absurde, le contresens, l’absence

Et de ces mots terminés par « ence »

Avec patience, prudence, silence !

Lassée d’imaginer des raisons

Qui n’ont pas d’explications

D’inventer des stratagèmes

Brodés au mauvais fil du rêve

Lassée de lasser

De choisir un masque acceptable

Qui puisse être accepté

Lassée de moi, de toi, de lui, 

De ces fuyants appuis jouant de faux-fuyant

Oui, lassée de cette épingle  au cœur

Qui s'accroche avec insistance

Existence !

 

 


 

LASIDONIE

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Par lasidonie - Publié dans : Mes poesies - Communauté : Trouvères et troubadours
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés