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le Top 111
Requêtes d’internautes tapées sous Google pour arriver chez Dr Coq :
les gagnants.
Terminé le blabla. Voilà enfin un sujet que je maîtrise parfaitement, diplômé que je suis d’une université parisienne, s’il vous plait ! Certifié en Club-Méderie (j’en connais un autre,
ancien GO, sacrément bien reconverti ; qu’il fasse son coming-out s’il ose !), en amours tropicales, en turista (surtout généreuse en Afrique, en Asie et en Amérique
latrine), en contraception du décalage horaire, en
vaccination contre les maladies estranges, en envenimations terribles et autres risques du farniente ensoleillé.
Je vous conseille cette formation passionnante, ce DIU dispensé par Olivier Bouchaud et son équipe, intitulé « Médecine des voyages - Santé des voyageurs » et qui m’avait joliment excité. Je l’avais entrepris pour le plaisir et devant mes difficultés face à l’ampleur de la demande, bien que je ne puisse vous confirmer que ce DIU simplifie vraiment les choses pour le simple généraliste, décidé à conserver sa casquette d’omnipraticien sans travailler spécifiquement dans un centre dédié. Mais généraliste je suis, généraliste je resterai et comme conseiller le voyageur reste une de nos difficiles fonctions, autant nous ouvrir à ce vaste champ avec notre meilleure volonté.
La difficulté première que le DIU n’a pas résolue pour moi est la contrainte temps : les demandes de conseils tombent systématiquement entre la poire et le fromage de la consultation. C’est toujours après l’angine et avant le renouvellement de traitement que la chose tombe : Tiens, au fait, docteur, je pars demain pour 15 jours en Thaïlande pour violer des gamines, dois-je me faire vacciner ? A part prescrire un peu de bromure au futur criminel, lui rappeler les lois internationales et lui conseiller de déguster ad libitum des cornets glacés sur les marchés pour le mettre hors service, imaginez la concision qu’il nous faut avoir pour boucler le tout en 5 minutes, tant que le patient refuse de revenir pour une complète consultation de prévention ! Voilà bien mon premier vœu pieu, à l’adresse des patients : une consultation voyage doit être une consultation dédiée.
Je suis souvent étonné par l’incroyable inconsistance des patients pour leur préparation d’un séjour tropical : aucune lecture préalable, aucune information sur la politique locale, aucune notion sur le parcours envisagé… Quand on sait qu’il faut 10 ans d’explications répétées pour tenter d’éduquer à la pathologie domestique, je reste dubitatif sur mes conseils à l’emporte pièce à de tels voyageurs. Heureusement, les guides de voyage commencent à donner des informations médicales vraiment pertinentes ; je ne peux que me réjouir des conseils signés par Alain Fisch dans le Routard®, le patron du très recommandable Santé-Voyage, seul site en ligne d’informations médicales à l’usage des voyageurs et des médecins, accompagné d’une boutique en ligne qui permet de trouver les produits spécifiquement nécessaires au voyage.
Pour aider nos patients, aidons-nous nous-même : les données changent vite, le conseil au voyageur est difficile, à moins de raconter n’importe quoi. Nous devons avoir quelques informations fraîches à portée de clic. Une carte, d’abord, pour situer le périple. La banque de données Edisan® qui est utilisée dans les centres spécialisés est hors budget pour les généralistes de ville, le BEH est difficile à consulter rapidement. Santé-Voyage® et le site du ministère de l’intérieur me paraissent incontournables pour de l’information immédiatement pertinente. Les bouquins sont dépassés en quelques années, ils ne permettent aucunement de connaître les alertes sanitaires en temps réel. L’autre solution est d’appeler un centre de vaccination en qualité de professionnel et d’obtenir ainsi les informations pertinentes à délivrer à nos patients. Ces centres sont toujours très disponibles et de judicieux conseil. Pour ceux qui préfèrent s’exciter de façon autonome avec leur bite et leur couteau, voilà le couteau suisse idéal, Tropimed®, plus proche du système-expert que de la base de données brutes, permettant d’assurer du véritable conseil professionnel. Une source de plaisir à ne pas bouder, pour tout médecin qui ne veut pas se (mé)contenter de ne traiter que des angines.
Outre la nécessaire homélie autour du palu, la protection contre le soleil et les moustiques, le péril fécal, il est recommandable de ne pas oublier quelques recommandations sur les véritables risques du voyage « usuel » : les accidents de la route, les soûleries et autres gros délires de pseudo liberté loin de la base surmoïque, les bobos aux pieds, les noyades, les homicides, les coups de soleil, les essais de produits illicites présentés comme faisant partie intégrante de l’expérience initiatique, les plongées bouteille juste avant de reprendre l’avion, la sexualité non protégée…. Ne parler que du paludisme serait un peu court, tant la pathologie infectieuse est mal placée au box-office des retours médicalisés.
Voyez un peu : 70 % des rapatriements sanitaires sont le fait de la traumato, de la cardio, de la neuro ainsi que de la psy, tant le voyage peut rendre dingo, particulièrement en Inde et de façon beaucoup plus rigolote en Israël, où l’on ne compte plus les délires mystiques à proximité des lieux saints. Le pèlerinage à la Mecque représente une aventure de proximité humaine, où le risque semble essentiellement le Saint Ecrasement, puisque le vaccin tétravalent contre la méningite est désormais obligatoire.
Les voyageurs usuels qu’on reçoit en consultations peuvent se ranger en plusieurs tiroirs, attendant des réponses différentes :
Je passerai rapidement sur une autre demande, assez fréquente en nos cabinets : le faux certificat médical pour annulation de voyage, celui qui permettrait au patient de toucher le remboursement des frais engagés. Quand j’annonce la couleur, à savoir que je prends en liquide la moitié des sommes indûment remboursées par l’assureur, les choses se calment le plus souvent. A malhonnête, malhonnête et demi.
On le comprend bien, le pognon est le nerf du guerrier voyageur. Le poste médicamenteux peut représenter une part importante d’un budget vacances, rarement signalé sur les plaquettes publicitaires : c’est dans nos cabinets que la douloureuse est annoncée. C’est dire si les choix vaccinaux ou anti-paludéens sont dépendants des possibilités financières des voyageurs. En médecine remboursable, rien ne semble trop beau pour nos patients. Dès qu’ils doivent mettre la main à la poche, ils retrouvent une saine réalité ! A nous de savoir conseiller au mieux, en essayant de comprendre au mieux les conditions de vie sur place.
En tout cas, mesdemoiselles, le plus sage pour vos prochaines vacances sur les îles serait d’emmener dans vos bagages votre Dr
Coq en personne ; croyez-moi, je saurais vous enduire des meilleures huiles protectrices…
Dick Annegarn
Jean Anouilh
Hannah Arendt
Yann Arthus Bertrand
Paul-Laurent Assoun
Neil Armstrong
Richard Bach
Daniel Balavoine
Michael Balint
Christian Barnard
Simone de Beauvoir
Jean-Paul Belmondo
Etienne de la Boétie
Alphonse Boudard
Patrick Boulnois
Pierre Bourdieu
Georges Brassens
Yoland Bresson
Annabel Buffet
Albert Camus
François Cavanna
Clémentine Célarié
Louis-Ferdinand Céline
Miguel de Cervantes
Albert Cohen
Coluche
Hugues de Courson
Béatrice Dalle
Frédéric Dard
Pippo Delbono
Eric Dupond-Moretti
Epicure
Caroline Fourest
Sigmund Freud
Serge Gainsbourg
Jacques Gaillot
Jean-Jacques Goldman
Dexter Gordon
Icare
Philippe Jeammet
Henri Laborit
Gustave Le Bon
Jack-Alain Léger
Claude Lellouch
David Lodge
André Lorulot
Vladimir Nabokov
Robby Naish
Taslima Nasreen
Friedrich Nietzsche
Anaïs Nin
Claude Nougaro
Ruwen Ogien
Michel Onfray
Pandore
Giovanni Battista Pergolesi
Michel Petrucciani
Jean-Marie Piemme
Pink Floyd
Raymond Queneau
H.A. Rey
Bettina Rheims
Frère Roger
Marcel Rufo
Shéhérazade
Paul Smaïl
John
Steinbeck
Frédéric Taddéi
Philippe Val
Raoul Vaneigem
Antonio Vivaldi
Leonardo da Vinci
Marguerite Yourcenar
(vitrine en cours)
Socrate, en avalant la ciguë qui le mourut tout cru, donna à son compère Criton cette réplique fameuse : « Il faut donner un Coq à Asclépios », ou encore « Nous devons un Coq à Esculape ». Me voilà donc, bravement recommandé par le vieux sage, endossant sa maïeutique et son ironie paradoxale, essayant de me connaître moi-même et ne sachant qu’une chose, c’est que je ne sais rien.
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